Choux de Bruxelles aux lardons

Ah, la cantine scolaire ! Nous avons tous des souvenirs de la cantine. Alignés dans le réfectoire, dévorant une tranche de pain avant même d’avoir goûté les crudités servies dans des récipients en inox. Chacun déchiffrait dans le fond du verre Duralex le nombre qui indiquerait son âge. Un jour 36 ans, le lendemain 12, en fin de semaine 57 ! Ingrats que nous étions, nous boudions souvent les efforts de la cantinière pour nous faire manger du « vert ». Les zaricots, les zépinards, les salsufis et les choux de Bruxelles. Beurk, les choux de Bruxelles !

Deux, trois ou cinq décennies plus tard, nous voilà réconciliés avec ce « truc dégoûtant » qui n’en est point. Courage, vous allez voir, c’est très bon les choux de Bruxelles. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1,5kg de choux de Bruxelles ; 1 oignon ; 200g de poitrine de porc salée ou de lardons ; 50g de pecorino râpé ; huile d’olive ; sel, poivre

Nettoyer les choux de Bruxelles et les faire cuire 8 minutes dans une casserole d’eau salée. Rincer à l’eau froide et laisser bien égoutter.

Peler et émincer l’oignon finement. Le faire fondre dans une poêle chaude avec un filet d’huile d’olive. Ajouter la poitrine coupée en dés ou les lardons et les faire revenir.

Ajouter ensuite les choux de Bruxelles et faire revenir à feu doux une dizaine de minutes en remuant régulièrement afin qu’ils n’accrochent pas.

Saler peu, poivrer et parsemer du pecorino râpé. Bien mélanger et servir chaud.

Bon appétit !

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Tarte aux poires et au roquefort

On se rend toujours dans cette grande surface suédoise de l’ameublement avec la ferme intention de n’en repartir qu’avec le strict minimum. Les mesures exactes ont été prises au préalable, on a même rédigé une liste de courses pour ne pas se laisser déborder par la fièvre acheteuse. On sera fort !

Deux heures plus tard, on ressort de là avec un chariot plein de notre liste et de quelques petits trucs en plus. Un ou deux, c’est tout… bon allez, avouons-le, il s’agit réellement de quatre ou cinq voire six ou sept petits trucs en plus. Il faut nous comprendre. Les couleurs de ce coussin feront ressortir le canapé, cette bougie parfumée a une odeur très agréable, cette housse de couette prendra la place de celle qu’on se traîne depuis des lunes, la cuillère à miel remplacera celle qu’on ne retrouve plus (et puis qui réapparaîtra bizarrement quand on rangera la neuve dans le tiroir),… Finalement on fera des yeux carrés devant le montant final de nos achats affiché en caisse et on repartira avec un petit sentiment de culpabilité et une excitation de gosse à l’idée de mettre les nouveaux éléments de décoration en place.

Dans mon chariot suédois, s’est glissé un moule à tarte tout simple (oui, encore un!). Il fallait bien l’essayer. Une tarte aux poires et au roquefort l’inaugurera. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

Pâte feuilletée ; 2 belles poires guyot ou conférence ; 125g de roquefort ; 200g de crème fraîche ; 3 œufs ; sel, poivre

Étaler la pâte feuilletée sur un plan fariné au diamètre du moule à tarte. Déposer une feuille de papier cuisson sur le fond du moule et y abaisser la pâte.

Préchauffer le four à 180*C.

Peler, épépiner et couper les poires en lamelles puis les déposer sur la pâte.

Fouetter ensemble les œufs et la crème. Saler légèrement, poivrer. Verser sur les poires.

Détailler le roquefort en tranches fines et les disposer sur la tarte. Enfourner pendant 30 minutes.

Bon appétit !

Jarret de veau confit

On s’attache à arriver à l’heure, voire en avance au travail. La moindre des choses, dirons-nous. En revanche, dans notre vie privée, retardataires est le qualificatif qui nous va à merveille. Les raisons peuvent être multiples. Un réveil repoussé de quelques minutes, une ou deux tâches ménagères glissées dans l’espace temps juste avant de partir, un coup de fil inattendu, le chat ou le chien qui fait des siennes, une place de parking introuvable. Bref, on est toujours en retard.

Ce jour-là, on est en avance. À côté de l’adresse du rendez-vous, un parc. Il y a un air de printemps, le soleil est sorti, on se hasarde dans les allées, un petit détour. Un léger parfum de chèvrefeuille accompagne nos pas et le souvenir de cette douce odeur restera en nous encore un peu. Une belle parenthèse avant de revenir dans la vie pressée. Mais finalement cette parenthèse fait partie de la vie.

Le jarret de veau à l’orange est un plat qui demande peu de temps de préparation et une longue cuisson. On a anticipé, cette fois-ci aussi on sera à l’heure pour le repas, en avance même. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 jarret de veau ; 2 oranges bio ; 1 oignon ; 1 gousse d’ail ; 1 feuille de laurier ; 2 branches de thym frais ; 2 cuil à soupe de miel ; huile d’olive ; sel, poivre

Peler l’oignon et l’émincer ; peler la gousse d’ail. Laver les oranges, en râper le zeste d’orange puis les presser.

Préchauffer le four à 150*C.

Dans une cocotte en fonte, chauffer un filet d’huile d’olive et faire revenir l’oignon émincé avec le jarret.

Badigeonner le jarret de miel sur toutes les faces.

Verser le jus des oranges dans la cocotte, ajouter l’ail pressé, le laurier et le thym. Saler, poivrer

Fermer la cocotte et cuire au four pendant 2 heures.

À la sortie du four, ajouter les zestes d’orange.

Bon appétit !

Des pâtes fraîches ou des fonds d’artichaut seront parfaits pour accompagner ce jarret confit.

Je ne préparais par du tout le jarret de veau de la sorte. Le blog Sel et poivre m’a bien inspiré pour cette recette.

Feuilles de chou farcies au lieu noir

Certains jours, on a juste envie de partager, sans grande phrase, long discours ou raison particulière. Juste envie de dire « Tiens, ça me fait plaisir, j’espère qu’à toi aussi ». Parce que c’est comme ça, et puis voilà.

La recette ici fait partie de ces partages. Il n’y a rien à dire. Seulement « allez hop, en cuisine ! »

Pour 4 personnes, il vous faut :

12 feuilles de chou ; 400g de filets de lieu noir ; 3 branches de persil ; 1 jaune d’œuf ; 1 pincée de cannelle ; 1 pincée de muscade ; sauce soja ; huile d’olive ; sel, poivre

Détacher les feuilles de chou, les laver. Les plonger dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 2 minutes pour les blanchir, les égoutter et les rincer immédiatement à l’eau froide. Égoutter à nouveau et réserver.

Laver et effeuiller le persil.

Hacher très finement les filets de lieu avec les feuilles de persil, la cannelle, la muscade, le jeune d’œuf, du sel et du poivre.

Garnir chaque feuille de chou avec la farce au poisson puis les replier et les maintenir avec de la ficelle de cuisine ou une pique en bois. Cuire à la vapeur 12 minutes.

Chauffer une poêle avec 1 cuil à soupe d’huile d’olive. Y placer les feuilles de chou farcies et les arroser d’une filet de sauce soja. Colorer 1 ou 2 minutes à feu moyen sur chaque face.

Servir accompagné de sauce soja.

Bon appétit !

Oreilles de porc et légumes poêlés

Dans le cochon, tout est bon. Donc les oreilles aussi. Me voilà devant ces abattis, interloquées. Comment ça se prépare ? Un coup d’œil sur les blogs, un autre chez Monsieur Escoffier. Me voilà lancée. Verdict ? Dans le cochon, tout est vraiment bon !

Allez hop, en cuisine

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 oreilles de porc ; 4 pommes de terre ; 3 carottes des sables ; 2 poireaux ; 4 côtes de blettes ; persil ; huile de tournesol ; gros sel ; sel, poivre du moulin

Pour le court-bouillon : 1 carotte ; 1 oignon piqué d’un clou de girofle ; 1 feuille de laurier

Bien nettoyer les oreilles de porc : les laver et les épiler si nécessaire. Les plonger dans une grande casserole d’eau avec une grosse pincée de gros sel, la carotte épluchée, l’oignon piqué d’un clou de girofle et une feuille de laurier. Porter à ébullition et cuire à gros bouillons pendant 40 minutes en écumant de temps en temps. Égoutter et réserver.

Laver et éplucher les pommes de terre, les carottes et les côtes de blettes. Laver les poireaux. Couper les pommes de terre en cubes, détailler les côtes de blettes en tronçons, les carottes et les poireaux en rondelles. Cuire tous les légumes à la vapeur.

Détailler les oreilles de porc en morceaux. Chauffer 2 cuil à soupe d’huile dans une grande poêle. Cuire les oreilles en morceaux à feu moyen, à couvert, pendant 10 minutes en remuant très régulièrement.

Découvrir et ajouter les légumes. Cuire à feu vif pour faire dorer l’ensemble. Saler, poivrer parsemer de persil haché très finement.

Bon appétit !

Légumes d’hiver rôtis

Au marché des halles, on fait ses emplettes gastronomiques bien sûr, mais ce serait résumer la chose trop succinctement. On y fait des rencontres, on y partage de bons moments autour soit d’un café-croissant soit de quelques huîtres ou tranches de charcuterie, selon l’heure. On y fait aussi des découvertes. Connaissez-vous le yacon ou poire de terre ? Je vous avoue que moi, non. Ignorance réparée désormais. Ni une, ni deux, je mets quelques spécimens de ce tubercule dans mon panier. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

8 navets ; 2 poires de terre ; 6 pommes de terre ; 2 brins de romarin frais ; 1 gousse d’ail ; 4 cuil à soupe d’huile d’olive ; 1 cuil à soupe de poivre vert en grains ; sel, poivre

Eplucher les légumes, les laver et les couper en tronçons. Laver le romarin.

Préchauffer le four à 200°C.

Faire cuire les poires et pommes de terre dans une grande casserole d’eau bouillante pendant 5 minutes, puis y rajouter les navets et poursuivre la cuisson 4 minutes.

Egoutter les légumes. Les disposer dans un grand plat à four, rajouter l’ail non épluché et arroser le tout d’huile d’olive. Parsemer des grains de poivre vert et des feuilles de romarin. Saler et poivrer.

Enfourner pendant 60 minutes.

Bon appétit !

Couronne des rois

Ce que j’aimais lorsqu’on tirait les rois à l’école, c’était d’être parmi celui des deux enfants que l’on cachait sous la table et qui énonçait le prénom de ses camardes, un à un, pour que la maîtresse leur distribue leur part de galette. Chaque fois que je mange une couronne des rois, je pense à ces moments d’enfance. Ben tiens, je pourrais peut-être remettre ce rituel au prochain repas entre amis. J’imagine la tête des convives quand je m’installerai accroupie sous la table en fin de repas et que je les appellerai l’un après l’autre… ça pourrait rester dans les annales longtemps.

On la pétrit cette bonne couronne des rois ? Le blog d’Anne, Papilles et Pupilles, regorge de recettes géniales dont celle dont je me suis inspirée ici. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

310g de farine ; 50g de sucre en poudre ; 80ml de lait ; 1 œuf ; 70g de beurre ; 1/2 sachet de levure de boulanger sèche ; 1 pincée de sel ; 3 cuil à soupe de rhum ambré ; 3 cuil à soupe d’eau de fleur d’oranger ; sucre perlé

La veille, préparer la pâte. Dans le bol du robot, verser le lait tiède avec le sucre, le sel et l’œuf battu. Par-dessus, verser la farine et la levure sèche. Pétrir pendant 15 minutes.

Faire fondre le beurre et l’ajouter à la pâte avec le rhum et l’eau de fleur mélanger. Bien amalgamer puis pétrir à nouveau pendant 15 minutes. La pâte doit être homogène et se détacher des parois.

Recouvrir d’un film alimentaire et laisser reposer 1 heure à température ambiante. Placer ensuite au réfrigérateur au moins 8 heure (toute une nuit).

Sortir la pâte du bol et la dégazer. Former une boule, la déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Faire un trou au centre en l’agrandissant petit à petit pour former une couronne. Laisser lever la pâte dans un endroit tiède (environ 30*C) pendant 1 heure environ.

Dorer la couronne avec un jaune d’œuf battu, parsemer de sucre perlé.

Enfourner à four froid et cuire à 150*C pendant 25 minutes.

Sortir la couronne du four et la laisser refroidir.

Bon appétit !