Soupe froide de melon et cake au lait de coco

En partant au marché ce matin, on s’était pourtant fixé un objectif clair et simple. Remplir le panier de belles tomates, d’une botte de persil et des trois viandes nécessaires à la réalisation de tomates farcies. Mais il est malin le primeur et nous, faibles.

 » Vous prendrez bien un melon ? Regardez s’ils sont beaux. Tout juste sortis du champ. Ils produisent de bons melons nos voisins du Gers. Allez, je vous en mets trois pour le prix de deux. Et un quatrième parce que c’est vous. »

Nous voilà alourdis de quatre melons (en plus des tomates qui pèsent leur poids… elles sont très belles ces tomates !), d’une crampe au bras et d’une question. Que va t-on faire de tant de melons ?

Il fait chaud, ça tombe bien. Une soupe froide au melon sera appréciée, avec un cake au lait de coco pour tremper dedans. Pour ce faire, il nous reste du lait de coco rapporté de Thaïlande. Le jumelage Gers-Thaïlande, parfait ! Allez hop, en cuisine.

Pour 6 personnes, il vous faut :

2 melons bien mûrs ; 2 cuil à café de gingembre en poudre.

Pour le cake : 2 œufs ; 130g de sucre en poudre ; 25cl de lait de coco ; 250g de farine ; 1 sachet de levure chimique ; 75g de beurre.

La soupe de melon :

Couper les melons en deux, les épépiner et les éplucher. Mixer les melons avec 2 cuillères à café de gingembre en poudre pour faire une soupe bien lisse, sans morceaux.

Verser la soupe dans le ou les récipients de service et laisser reposer au réfrigérateur au moins 3 heures.

Le cake au lait de coco :

Préchauffer le four à 180*C. Beurrer un moule à cake.

Dans un saladier, fouetter les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et soit mousseux. Ajouter le beurre fondu à la préparation et le lait de coco. Bien mélanger.

Incorporer la farine et la levure et battre jusqu’à obtenir une pâte lisse et homogène.

Verser la pâte dans le moule beurré et enfourner pendant 40 minutes. Démouler le cake une fois refroidi.

Bon appétit !

Sauf si la tablée est affamée et dévore le cake tout entier, il en restera. Enveloppez-le d’un torchon propre et sec, vous pourrez le garder jusqu’à deux jours toujours aussi moelleux. Idéal pour le petit-déjeuner ou le goûter du lendemain.

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Gâteau verre de lait

À l’aube des grandes vacances, de nombreux grands-parents sont sur le pied de guerre. Les petits-enfants arrivent. Bientôt, le logis va raisonner de rires et de cris de joie, la pièce à vivre sera semée d’obstacles en tout genre pourvu que ce soit un jouet, l’étendoir à linge croulera sous les vêtements de petite taille. À table, on ne mangera jamais autant de frites qu’à cette période de l’année et le congélateur est envahi par les glaces à l’eau en forme d’ours et de dinosaure. Il y aura aussi les câlins-dodo, les bisous collants de sucre, les histoires du soir, les petites mains qui se glissent dans les grandes.

Une des grandes préoccupations des papis et mamies réquisitionnés reste. Que faire pour occuper les enfants ? Et bien, faisons un gâteau par exemple. Un gâteau par les petits, pour les petits (les grands peuvent en manger aussi !). Je vous fais partager cette recette que j’ai trouvé sur le blog de Céline, Une abeille en cuisine. Visitez-le et abonnez-vous, il est super.

Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

1 verre de lait (25cl) ; 1 verre de sucre en poudre ; 3 verres de farine ; 3 œufs ; 1 sachet de levure chimique ; 3/4 de verre d’huile neutre ; quelques gouttes d’extrait de vanille ; le zeste d’un citron bio (évidemment).

Préchauffer le four à 180°C.

Dans une jatte, battre les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le lait, l’huile, l’extrait de vanille et le zeste de citron râpé. Bien mélanger.

Incorporer la farine et la levure petit à petit. Mélanger pour obtenir une pâte lisse.

Verser la pâte dans un moule beurré et fariné puis enfourner pour 40 à 45 minutes.

Bon appétit !

Sur le même principe de réalisation que le gâteau au yaourt, ce gâteau verre de lait est, à mon goût, plus léger. Une fois entamé, recouvrez-le d’un torchon, il restera moelleux pour une prochaine dégustation.

Pain aux céréales

Le goût du pain frais tartiné de crème chaude au petit matin. Le goût du pain frais beurré trempé dans un œuf à la coque. Le goût du pain frais imbibé de la sauce du plat. Le goût du pain frais sur lequel on a déposé un magnifique et odorant morceau de fromage. Le goût du pain frais que l’on ne peut pas s’empêcher de grignoter. La croûte qui craque sous la dent, la mie aérienne et tendre. Et la bonne odeur du pain frais…

Allez hop, en cuisine !

260g de farine blanche T65 ; 200g de farine complète T110 ; 20g de graines de sésame ; 20g de graines de pavot ; 20g de graines de lin ; 1 sachet de levure de boulanger déshydratée (5g) ; 9g de sel ; 350ml d’eau tiède.

Dans le bol d’un robot muni du crochet, verser les farines, les graines, le sel d’un côté et la levure à l’opposé et terminer par verser l’eau.

Pétrir à vitesse lente pendant 10 minutes puis à vitesse moyenne 5 minutes encore. Recouvrir le bol d’un linge et le placer dans un endroit chaud sans courant d’air. Laisser lever pendant 1 heure jusqu’à ce que la pâte double de volume.

À l’aide d’un pinceau, huiler légèrement un moule à cake ou de la forme choisie.

Une fois levée, dégazer la pâte et la placer dans le moule. Recouvrir le moule d’un linge et le placer à nouveau dans un endroit chaud sans courant d’air pendant 1 heure pour de la pâte gonfle encore.

Préchauffer le four à 210*C. Y déposer un bol rempli d’eau.

Faire deux ou trois entailles sur la pâte gonflée. Enfourner le pain à côté du bol d’eau pendant 30 à 35 minutes.

Démouler le pain et laisser refroidir sur une grille.

Bon appétit !

Pas de robot ? Rien de grave. On pétrit à la main !

Gratin de chou-fleur aux lardons, jambon et moutarde à l’ancienne

L’idée. L’idée lumineuse. L’idée salvatrice. La bonne idée. Elle arrive sans prévenir, soudaine et parfois fugace, comme le flash d’un appareil photo. Tout se profile alors nettement. Un dessin, une image jaillissent. On les couche alors sur le papier, ou on l’imprime dans notre cerveau afin qu’elle ne s’enfuit pas.

Mais quand elle ne vient pas, se refuse à notre esprit, elle nous laisse une sensation de vide. Un désarroi. Il arrive donc qu’on tatonne, qu’on teste, qu’on esquisse dans le vague. On va la chercher cette idée, la débusquer dans un recoin où elle s’est bien cachée. Celle-là, s’avère souvent être aussi bonne que celle qui passe dans la lumière. La chasse a été bonne et la musette remplie de satisfaction.

Un gratin de chou-fleur, oui mais bof. Alors quoi ? En furetant dans la bibliothèque immense qu’abrite la Toile, l’idée est venue. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 chou-fleur ; 15cl de lait ; 25cl de crème liquide ; 150g de lardons ; 2 tranches de jambon blanc ; 80g de parmesan ; 2 cuil à soupe de moutarde à l’ancienne ; noix de muscade ; sel, poivre

Netooyer le chou-fleur, le détailler en bouquets et cuire à l’eau bouillante salée une dizaine de minutes. Egoutter.

Râper le parmesan.

Dans une casserole, porter le lait et la crème liquide à ébullition. Ajouter les lardons, le jambon détaillé grossièrement en lamelles, la moitié du parmesan râpé et couper le feu. Ajouter la moutarde. Assaisonner de poivre, de noix de muscade râpée et très légèrement de sel. Mélanger et laisser tiédir 15 minutes.

Préchauffer le four à 200°C.

Disposer les bouquets déchu-fleur dans un plat à gratin, verser la sauce et parsemer du reste de parmesan. Enfourner 15 minutes.

Risotto aux asperges blanches

De petites et jeunes dents mais un palais certain. Elles croquent autant la vie que les fruits à pleines dents, le menton dégoulinant de jus et les yeux pleins de plaisir de manger. Chaque coup de fourchette est assuré, portant à leur bouche déjà experte les mets, tels des trésors dont il faut profiter. Certains diront que ce temps-là des omnivores s’envole vite au profit de repas moins sereins et d’aliments boudés. Savourons alors de les voir découvrir et se régaler.

Au menu des gastronomes aujourd’hui, un risotto avec des asperges fraîchement cueillies. Avec un peu de chance, nous pourrons en manger aussi, si elles en laissent… Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 botte d’asperges blanches ; 250g de riz arborio ; 3 échalotes ; 30cl de vin blanc sec ; 90cl de bouillon de légumes ; 3 cuil à soupe de mascarpone ; 4 cuil à soupe de parmesan râpé ; sel, poivre ; huile d’olive

Éplucher les asperges et les cuire dans un grand volume d’eau bouillante salée pendant 10 minutes. Les égoutter et les passer sous l’eau froide pour arrêter la cuisson. Les couper en petits tronçons. Réserver.

Éplucher et émincer finement les échalotes.

Dans un faitout, faire revenir les échalotes avec 3 cuil à soupe d’huile d’olive jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides. Ajouter le riz et remuer sans cesse pendant 1 minute. Verser le vin blanc, baisser à feu doux et l’aider l’alcool s’évaporer. Ajouter le bouillon louche après louche, en remuant toujours sans discontinuer. Recommencer à chaque fois que le bouillon est absorbé par le riz, jusqu’à l’avoir tout utilisé.

Lorsque le riz est tendre, ajouter les asperges, le mascarpone et le parmesan râpé. Saler et poivrer. Bien mélanger. Servir aussitôt.

Bon appétit !

Choux de Bruxelles aux lardons

Ah, la cantine scolaire ! Nous avons tous des souvenirs de la cantine. Alignés dans le réfectoire, dévorant une tranche de pain avant même d’avoir goûté les crudités servies dans des récipients en inox. Chacun déchiffrait dans le fond du verre Duralex le nombre qui indiquerait son âge. Un jour 36 ans, le lendemain 12, en fin de semaine 57 ! Ingrats que nous étions, nous boudions souvent les efforts de la cantinière pour nous faire manger du « vert ». Les zaricots, les zépinards, les salsufis et les choux de Bruxelles. Beurk, les choux de Bruxelles !

Deux, trois ou cinq décennies plus tard, nous voilà réconciliés avec ce « truc dégoûtant » qui n’en est point. Courage, vous allez voir, c’est très bon les choux de Bruxelles. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1,5kg de choux de Bruxelles ; 1 oignon ; 200g de poitrine de porc salée ou de lardons ; 50g de pecorino râpé ; huile d’olive ; sel, poivre

Nettoyer les choux de Bruxelles et les faire cuire 8 minutes dans une casserole d’eau salée. Rincer à l’eau froide et laisser bien égoutter.

Peler et émincer l’oignon finement. Le faire fondre dans une poêle chaude avec un filet d’huile d’olive. Ajouter la poitrine coupée en dés ou les lardons et les faire revenir.

Ajouter ensuite les choux de Bruxelles et faire revenir à feu doux une dizaine de minutes en remuant régulièrement afin qu’ils n’accrochent pas.

Saler peu, poivrer et parsemer du pecorino râpé. Bien mélanger et servir chaud.

Bon appétit !

Tarte aux poires et au roquefort

On se rend toujours dans cette grande surface suédoise de l’ameublement avec la ferme intention de n’en repartir qu’avec le strict minimum. Les mesures exactes ont été prises au préalable, on a même rédigé une liste de courses pour ne pas se laisser déborder par la fièvre acheteuse. On sera fort !

Deux heures plus tard, on ressort de là avec un chariot plein de notre liste et de quelques petits trucs en plus. Un ou deux, c’est tout… bon allez, avouons-le, il s’agit réellement de quatre ou cinq voire six ou sept petits trucs en plus. Il faut nous comprendre. Les couleurs de ce coussin feront ressortir le canapé, cette bougie parfumée a une odeur très agréable, cette housse de couette prendra la place de celle qu’on se traîne depuis des lunes, la cuillère à miel remplacera celle qu’on ne retrouve plus (et puis qui réapparaîtra bizarrement quand on rangera la neuve dans le tiroir),… Finalement on fera des yeux carrés devant le montant final de nos achats affiché en caisse et on repartira avec un petit sentiment de culpabilité et une excitation de gosse à l’idée de mettre les nouveaux éléments de décoration en place.

Dans mon chariot suédois, s’est glissé un moule à tarte tout simple (oui, encore un!). Il fallait bien l’essayer. Une tarte aux poires et au roquefort l’inaugurera. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

Pâte feuilletée ; 2 belles poires guyot ou conférence ; 125g de roquefort ; 200g de crème fraîche ; 3 œufs ; sel, poivre

Étaler la pâte feuilletée sur un plan fariné au diamètre du moule à tarte. Déposer une feuille de papier cuisson sur le fond du moule et y abaisser la pâte.

Préchauffer le four à 180°C.

Peler, épépiner et couper les poires en lamelles puis les déposer sur la pâte.

Fouetter ensemble les œufs et la crème. Saler légèrement, poivrer. Verser sur les poires.

Détailler le roquefort en tranches fines et les disposer sur la tarte. Enfourner pendant 30 minutes.

Bon appétit !