Soupe à l’orge pelé

Nom masculin ou nom féminin ? La question s’est posée oh combien de fois quand il s’agissait de la dictée hebdomadaire durant nos années d’école. Pour les adeptes de l’exercice, la dictée annuelle de Bernard Pivot défiait avec espièglerie et malice notre capacité à orthographier et conjuguer. Il fallait se rappeler notamment des fameux amour, délice et orgue, masculins au singulier et féminins au pluriel. A noter que cette règle fait exception pour les délices qui redeviennent « masculines » lorsqu’elles suivent l’expression « un de » ou « un des ». Bien difficile pour les non francophones de s’y retrouver ! Qu’ils se réjouissent, il semblerait que ces particularités sont devenues vieillies, voire archaïques. Tout le monde au masculin et on n’en parle plus ! Tant pis…

Dans le même registre, saviez-vous que l’orge est un nom féminin qui se masculinise lorsqu’il s’agit de l’orge perlé ou mondé ? Féminin ou masculin, peu importe finalement, l’essentiel étant que ce soit bon. J’ai déniché cette recette de soupe parmi les innombrables recettes des magazines Elle à Table. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

150g d’orge pelé ; 200g de lardons ; 3 carottes ; 1/4 de céleri rave ; 1 branche de céleri ; 1 poireau ; huile d’olive ; 15g de beurre ; sel, poivre

Faire tremper l’orge pelé dans de l’eau chaude pendant 1 heure.

Éplucher les légumes, les laver et les couper en petits dés.

Dans un faitout, faire revenir les légumes avec les lardons dans le beurre et un filet d’huile d’olive. Remuer sans faire dorer puis ajouter l’orge égoutté. Mouillez avec 2 litres d’eau, couvrir et laisser mijoter à feu moyen puis doux pendant 1 heure. Saler et poivrer puis réserver au chaud jusqu’au moment de servir.

Bon appétit !

Bûche citron et noix de coco

Le sapin de Noël trône chaque année dans presque tous nos foyers. Paré de boules, pampilles et autres guirlandes, c’est un incontournable de cette période de fêtes. Mais pourquoi donc ? Outre le fait, question pratique, que les conifères soient parmi les seuls arbres verts de la saison, la légende du sapin de Noël apporte une touche de poésie à cette coutume. Elle appartient à la tradition orale alsacienne.

Autrefois, tous les arbres gardaient leurs feuilles en hiver. A l’approche de Noël, un petit oiseau se brisa l’aile et ne peut s’envoler vers les pays chauds. Tremblant de froid, il chercha abri dans le feuillage du gros chêne qui le rejeta : « Va t’en, tu vas manger tous mes glands ». Le petit oiseau s’éloigna et voulut se réfugier dans les branches du hêtre touffu qui lui ordonna : « Ne reste pas là, tu vas picorer toutes mes faînes ». L’oiseau s’échappa, terrifié, et se cacha dans le bouleau. Celui-ci le chassa à son tour : « Je ne veux pas de toi, tu vas salir mes branches ». Repoussé par tous, le petit oiseau se coucha pour mourir lorsqu’un sapin lui fit signe et l’invita à s’abriter pour se protéger du froid. la veille de Noël, un vent terrible souffla sur la forêt. Tous les arbres perdirent alors leurs feuilles. Seul le sapin resta vert, ayant recueilli le petit oiseau qui, lentement, guérit. Aux premiers rayons du soleil, il eut recouvré toutes ses forces et s’envola. Depuis ce jour, le sapin est l’arbre de Noël, généreux et protecteur, autour duquel nous nous réunissons.

Pour bien commencer la période des préparatifs des fêtes, une recette de bûche citron et noix de coco. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

Pour la génoise : 4 gros œufs ; 100g de sucre en poudre ; 100g de farine ; 50g de noix de coco râpée.

Pour le lemon curd : 15cl de jus de citron ; le zeste d’un citron bio ; 2 œufs entiers ; 1 jaune d’œuf ; 150g de sucre en poudre ; 1 cuil. à soupe bombée de fécule de maïs ; 50g de beurre doux

Pour la chantilly au yaourt : 1 yaourt à la grecque nature ; 2 cuil. à soupe de crème liquide entière ; 2 cuil. à soupe de sucre glace.

Pour le décor : sucre glace ; noix de coco râpée

La génoise : Préchauffer le four à 200°C. Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Mélanger les jaunes et le sucre, battre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Monter les blancs en neige ferme puis les incorporer aux jaunes. Mélanger la farine et la noix de coco râpée ; à l’aide d’une spatule, les incorporer délicatement à la préparation. Verser la pâte sur une plaque à génoise recouverte de papier cuisson, lisser à la spatule et tapoter doucement la plaque sur un plan de travail pour égaliser l’épaisseur de la pâte sur la plaque. Cuire au four pendant 8 minutes. Après cuisson, laisser refroidir quelques minutes puis démouler la génoise sur un torchon humide. Rouler la génoise encore chaude dans le torchon et réserver au réfrigérateur.

Le lemon curd : Dans une casserole, battre les œufs entiers, le jaune d’œuf et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter le jus et le zeste de citron ainsi que la fécule de maïs. Faire cuire à feu doux en mélangeant au fouet. La crème va épaissir petit à petit. Au premier bouillon, éteindre le feu. laisser tiédir puis incorporer le beurre coupé en morceaux. Filmer au contact et réserver au réfrigérateur.

La chantilly au yaourt : mélanger le yaourt et la crème liquide dans un saladier en métal. Le mettre à refroidir au congélateur pendant 5 minutes. Battre le mélange jusqu’à obtenir la consistance d’une crème fouettée. Ajouter le sucre glace et battre quelques secondes de plus pour bien mélanger. Réserver au réfrigérateur.

Montage : Dérouler délicatement la génoise du torchon. Etaler le lemon curd en une couche régulière à l’aide d’une spatule. Rouler à nouveau la génoise puis l’enserrer dans un film alimentaire en serrant bien. laisser à nouveau reposer au réfrigérateur.

Au moment de servir, ôter le film alimentaire. Recouvrir la bûche de chantilly et saupoudrer de sucre glace puis de noix de coco râpée.

Bon appétit !

La chantilly est ici très peu sucrée. c’est pourquoi, je vous propose de la saupoudrer de sucre glace au moment de servir. Si vous voulez un goût de noix de coco plus prononcé, monter la chantilly avec de la crème de coco. De même que des zestes de citron feront un effet très joli sur votre bûche.

 

Filet mignon de porc sauce moutarde

La journée a mal commencé. Réveil difficile, un pied ou un genou qu’on cogne, café trop chaud ou renversé, une chemise tachée, un froid de canard. Les réjouissances continuent au boulot où rien ne se déroule comme on voudrait. On n’avait qu’une envie, rentrer chez soi, prendre une douche chaude et manger un bon plat. Seulement voilà, avec une journée pareille, pas vraiment envie de passer du temps à cuisiner mais quand même besoin de réconfort. Quinze petites minutes suffiront. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 filet mignon de porc ; 1 oignon jaune ; 2 gousses d’ail ; 3 cuil à café de moutarde ; 4 cuil à café de crème fraîche ; 6 brins de thym frais ; poivre ; huile de tournesol

Couper le filet mignon en 8 morceaux. Éplucher et émincer l’oignon et l’ail. Laver le thym.

Dans une cocotte, faire revenir les morceaux de filet mignon dans une cuillère à soupe d’huile. Les réserver.

Dans la même cocotte, faire colorer l’oignon et les gousses d’ail émincées.

Mélanger dans un bol la moutarde, la crème fraîche, les feuilles de thym et le poivre.

Lorsqu’oignon et ail deviennent fondants, remettre les morceaux de filet mignon dans la cocotte. Napper de sauce moutarde et bien mélanger. Continuer la cuisson à feu doux une ou deux minutes en remuant sans cesse.

Bon appétit !

Madeleines à la brandade de morue

Les invitations sont lancées et acceptées, on fait un petit apéro dînatoire entre copains ce week-end. Oui mais voilà, le temps n’est pas au beau fixe – cela j’entends une combinaison de pluie, de vent et de froid – et on n’a pas, mais alors pas envie du tout de sortir se réapprovisionner en victuailles. Donc, plan vidage de réfrigérateur et de placard. Quelques idées naissent de petits champignons farcis, de soupe de queue de champignons à l’huile de noisette et de verrines de brandade de morue. Une idée en chassant une autre après un petit tour sur la toile, les verrines se transforment finalement en madeleines.

Allez hop, en cuisine !

Pour une douzaine de madeleines, il vous faut :

250g de brandade de morue ; 3 œufs ; 100g de farine ; 1/2 sachet de levure chimique ; le zeste d’un citron bio ; 25g d’emmental ; 6 olives noires ; quelques grains de poivre vert (à défaut, du poivre noir) ; beurre pour le moule

Préchauffer le four à 180*C. Beurrer un moule à madeleines.

Dans une jatte, travailler la brandade de morue et les œufs à la fourchette jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Incorporer la farine et la levure tamisées en mélangeant toujours à la fourchette. Laver le citron, en râper le zeste. Râper également l’emmental. Les ajouter à la pâte à madeleines.

Remplir chaque empreinte à madeleines au trois quart. Couper les olives en deux, déposer une demie olive sur chaque madeleine. Enfourner pendant 20 minutes.

Bon appétit !

Pain de mie

Ah, faire une grasse matinée… L’heure du petit-déjeuner et celle du déjeuner sont toutes proches. C’est à ce moment précis qu’on sort l’arme magique : le brunch. Un bon pain de mie maison sera parfait pour déposer des œufs brouillés, tartiner de la confiture, étaler un beurre de pommes ou de baratte. Allez hop, en cuisine !

Il vous faut :

250g de farine ; 10cl de lait ; 5cl d’eau ; 1/2 sachet de levure de boulanger déshydratée; 25g de beurre ; 1 cuil à soupe de miel ; une pincée de sel.

Rassembler tous les ingrédients dans le bol du robot muni d’un crochet en prenant soin de ne pas verser le sel sur la levure. Pétrir pendant une dizaine de minutes jusqu’à obtenir une pâte homogène et élastique.

Recouvrir le bol d’un torchon et laisser pousser la pâte pendant 1h30 dans un endroit chaud sans courant d’air. Elle va doubler voire tripler de volume.

Dégazer le pâton en appuyant dessus avec le poing plusieurs fois. La déposer ensuite dans un moule à cake et laisser reposer encore 45 minutes recouverte d’un torchon dans le même endroit chaud.

Enfourner pendant 15 à 20 minutes à 230*C.

Démouler et laisser refroidir sur une grille.

Bon appétit !

On conserve le pain de mie bien enroulé dans un torchon.

C’est grâce au fabuleux blog Papilles et Pupilles que je fais enfin mon pain de mie. Fini les E machin, truc, bidule.

Si vous n’avez pas de robot, rien de grave. On pétrit à la main, avec énergie et patience pendant 15 bonnes minutes.

Cake aux figues

Malgré quelques apparitions de l’été indien, on sent bien que les beaux jours touchent à leur fin. Soirées fraîches, journées de plus en plus maussades et raccourcies, pulls en laine aux vitrines des magasins, catalogue des jouets pour Noël dans les boîtes aux lettres. D’ici peu, on rentrera dans la saison de la raclette et des marrons grillés. Il est donc temps de reprendre les habitudes des goûters, histoire de regagner les calories que notre corps aura utilisé pour lutter contre le froid. On trouve les excuses où on peut… Ben tiens, aujourd’hui, ce sera un cake aux figues. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

6 figues mûres ; 3 oeufs ; 1 yaourt nature ; 150g de farine de sarrasin ; 100g de poudre d’amandes ; 100g de cassonade ; 1/2 sachet de levure ; 4 cuil. à soupe d’huile neutre ; 1 cuil. à café d’extrait de vanille ; 1/2 cuil. à café de cannelle en poudre

Préchauffer le four à 180°C.

Fouetter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer l’huile, le yaourt et la poudre d’amandes. Mélanger puis ajouter la farine, la levure et les épices. Bien mélanger à nouveau.

Couper les figues en quartiers, les incorporer très délicatement à la pâte avec une spatule.

Verser la pâte dans un moule à cake beurrée et enfourner pendant 40 minutes.

Bon appétit !