Couronne des rois

Ce que j’aimais lorsqu’on tirait les rois à l’école, c’était d’être parmi celui des deux enfants que l’on cachait sous la table et qui énonçait le prénom de ses camardes, un à un, pour que la maîtresse leur distribue leur part de galette. Chaque fois que je mange une couronne des rois, je pense à ces moments d’enfance. Ben tiens, je pourrais peut-être remettre ce rituel au prochain repas entre amis. J’imagine la tête des convives quand je m’installerai accroupie sous la table en fin de repas et que je les appellerai l’un après l’autre… ça pourrait rester dans les annales longtemps.

On la pétrit cette bonne couronne des rois ? Le blog d’Anne, Papilles et Pupilles, regorge de recettes géniales dont celle dont je me suis inspirée ici. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

310g de farine ; 50g de sucre en poudre ; 80ml de lait ; 1 œuf ; 70g de beurre ; 1/2 sachet de levure de boulanger sèche ; 1 pincée de sel ; 3 cuil à soupe de rhum ambré ; 3 cuil à soupe d’eau de fleur d’oranger ; sucre perlé

La veille, préparer la pâte. Dans le bol du robot, verser le lait tiède avec le sucre, le sel et l’œuf battu. Par-dessus, verser la farine et la levure sèche. Pétrir pendant 15 minutes.

Faire fondre le beurre et l’ajouter à la pâte avec le rhum et l’eau de fleur mélanger. Bien amalgamer puis pétrir à nouveau pendant 15 minutes. La pâte doit être homogène et se détacher des parois.

Recouvrir d’un film alimentaire et laisser reposer 1 heure à température ambiante. Placer ensuite au réfrigérateur au moins 8 heure (toute une nuit).

Sortir la pâte du bol et la dégazer. Former une boule, la déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Faire un trou au centre en l’agrandissant petit à petit pour former une couronne. Laisser lever la pâte dans un endroit tiède (environ 30*C) pendant 1 heure environ.

Dorer la couronne avec un jaune d’œuf battu, parsemer de sucre perlé.

Enfourner à four froid et cuire à 150*C pendant 25 minutes.

Sortir la couronne du four et la laisser refroidir.

Bon appétit !

Publicités

Gratin de chayotes

Belle et heureuse année !

Ça y est, on y est. Une nouvelle année s’entame, de nouveaux projets, de nouvelles résolutions, un regain d’élan. Ou rien de tout cela, mais c’est bien aussi.

Parmi les traditions du début d’année, dans nos campagnes profondes, il y a celle du cochon. On se réunit en famille et amis pour charcuter la viande qui donnera saucissons, pâtés et rôtis pour les mois à venir. Levés aux aurores, on a affûté les couteaux, aligné les planches à découper et noué les tabliers. On fera de la braise pour cuire la carbonnade et tester l’assaisonnement des préparations cuites enfermées dans du papier d’aluminium. Chaque participant repartira après le labeur, une ou deux parts de boudin fraîchement réalisé sous le bras.

Un gratin de chayotes accompagnera à merveille de la saucisse fraîche grillée. De Toulouse à saucisse, bien sûr… Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 chayotes; 2 œufs ; 4 cuil à soupe de crème fraîche ; 4 brins de thym frais ; 100g de parmesan ; 100g d’emmental râpé ; 2 cuil à soupe de chapelure ; sel, poivre

Cuire les chayotes dans une casserole d’eau bouillante salée pendant 30 minutes jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Les égoutter et les laisser refroidir puis les éplucher. Les couper en quatre et ôter le noyau.

Préchauffer le four à 200°C.

Couper les chayotes en cubes et les déposer dans un plat à gratin.

Rincer et éponger le thym.

Dans un saladier, battre les œufs en omelette avec la crème fraîche. Ajouter le thym effeuillé et le parmesan râpé. Saler et poivrer. Verser sur les chayotes.

Mélanger l’emmental râpé et la chapelure puis en parsemer le plat.

Enfourner pour 20 minutes jusqu’à ce que le gratin ait une jolie couleur dorée. Bon appétit !

Sauté de porc au lait de coco, carottes Vichy

Il n’y a pas d’occasion particulière. La semaine est banale, la journée est routinière. Les habitants de la maison ont vaqué à leurs occupations quotidiennes. Les uns au travail, les autres à la crèche ou à l’école. L’heure du repas du soir approche. Petites et grandes jambes tournent autour de la table pour y déposer assiettes, verres, couverts. Chacun s’affaire pour préparer ce moment familial. On s’assied enfin, à sa place habituelle. Puis, le temps du repas, on se raconte respectivement notre journée, par anecdotes. On parle du devoir d’histoire, du collègue du bureau d’à côté, du cadeau d’anniversaire de Mamie. Les enfants posent des questions « sur la vie » auxquelles il va falloir répondre, ce qui n’est pas toujours aisé. Le repas terminé, on va à nouveau tous s’éparpiller dans des occupations diverses mais là, durant le dîner, on s’est retrouvés.

Une recette familiale s’accordera très bien à ce moment banal mais ô combien agréable. Sauté de porc au lait de coco et carottes Vichy. Allez hop, en cuisine.

Pour 4 personnes, il vous faut :

600g de sauté de porc ; 4 oignons ; 2 cuil à soupe d’huile d’olive ; 165ml de lait de coco ; 2 cubes de bouillon de volaille ; 1 cuil à café de fécule de Maïzena ; 1 pincée de gingembre et de cannelle ; 1,2 kg de carottes ; 50g de beurre ; 15g de sucre ; 3 cuil à soupe de persil haché ; sel, poivre

Éplucher les carottes, les laver et les couper en fines rondelles.

Dans une sauteuse, faire fondre le beurre. Lorsqu’il mousse, ajouter le sucre et mélanger. Ajouter ensuite les carottes puis un cube de bouillon de volaille et 1,5 litre d’eau.

Cuire à feu moyen pendant 30 à 40 minutes.

Pendant ce temps, éplucher et émincer les oignons. Les faire revenir dans une cocotte avec l’huile d’olive. Couvrir et les faire fondre à feu très doux pendant 20 minutes.

Ajouter la viande et la colorer à feu vif.

Baisser le feu. Ajouter le lait de coco, bien mélanger et émietter un cube de bouillon de volaille. Épicer. Mijoter à feu doux quelques minutes.

À la fin de la cuisson des carottes, parsemer de persil haché et servir aussitôt.

Bon appétit !

Soupe de blettes et navets boule d’or

Émerveillés, impressionnés, admiratifs. Nous voilà petits et grands devant ces monstres articulés de bois et d’acier qui déambulent dans la ville. Le spectacle promettait d’être grandiose, il l’est. Et tout en se mouvant avec des gestes d’une précision étonnante, ces mastodontes nous offrent un moment de poésie enchanteur. Devant tant de finesse paradoxale, nous nous inclinons. La foule ébahie applaudit, et nous aussi. Merci de tant de beau.

Pour nous remettre de tant d’émotions et d’une si belle journée d’air citadin, une bonne soupe s’impose. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

Les feuilles d’une botte de blettes ; 4 navets boule d’or ; 2 pommes de terre ; 1 oignon ; 1 gousse d’ail ; 15g de beurre ; 1 litre d’eau ; 2 cuil à soupe de crème fraîche ; sel, poivre

Laver et éponger les feuilles de blettes. Éplucher pommes de terre, navets, oignon et ail. Essuyer les pommes de terre.

Émincer l’oignon. Couper les navets et les pommes de terre en rondelles.

Dans un faitout, faire fondre le beurre. Y faire revenir l’oignon et l’ail écrasé. Ajouter les navets et les pommes de terre et faire revenir à feu doux, à couvert, une dizaine de minutes.

Ajouter les feuilles de blettes, et les faire fondre 2 minutes en remuant souvent.

Verser 1 litre d’eau et cuire à couvert pendant 20 minutes.

Mixer le tout avec une cuillère à soupe de crème fraîche, du sel et du poivre.

Bon appétit !

Borscht

Lorsqu’elle nous ouvre la porte, elle affiche un sourire radieux, un de ceux qui illuminent les visages. Elle s’efface et nous laisse entrer dans son appartement à l’odeur sucrée. Un cocon chaleureux où règne une atmosphère rassurante. Des cartes postales tapissent le mur du couloir, souvenirs colorés de voyages effectués par autrui. Le verso de ces petits bouts de carton est en majorité gribouillé de « Pensées de… » où, d’après les écrits, il fait presque toujours beau. Parmi ces messagers, il y en a un qui nous attirent depuis toujours. Différente de toutes les autres, clichés de paysage, la carte représente des matriochcas. Affichées là, dans l’entrée, elles nous accueillent avec leur sourire et leurs couleurs vives, tout aussi chaleureux que notre hôte.

Voyage en Russie donc. Une soupe comme on les aime par temps pluvieux, accompagnée de blinis et de crème à l’aneth. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

3 betteraves crues ; 1 carotte ; 1 poireau ; 1/2 chou blanc ; 1 oignon ; 2 gousses d’ail ; 1 litre de bouillon de volaille ; 1 feuille de laurier ; 1 cuil à soupe d’huile d’olive ; 1 cuil à café de sucre en poudre ; 1 cuil à soupe de vinaigre ; sel, poivre

Pour une vingtaine de blinis : 20cl de lait ; 2 cuil à café de levure chimique ; 112 g de farine ; 1 œuf ; 1 pincée de sel ; 3 cuil à soupe de crème fraîche ; quelques branches d’aneth frais ;

Les blinis : délayer dans un bol 10cl de lait, la levure et 1 cuil à soupe de farine. Laisser reposer 15 minutes.

Dans un saladier, battre au fouet la farine, le mélange lait-levure, les 10cl de lait restant, une pincée de sel jusqu’à obtenir un mélange homogène. Laisser reposer dans un endroit chaud pendant 1h30.

Séparer le blanc du jaune d’œuf. Monter le blanc en neige puis y incorporer le jaune battu. Les ajouter délicatement à la pâte avec une maryse.

Imbiber une feuille d’essuie-tout d’huile neutre et en badigeonner une poêle. Une fois chaude, y déposer des petits tas de pâte réalisés avec une cuillère à café. Cuire jusqu’à l’apparition de petites bulles en surfaces, les retourner et cuire une dizaine de secondes. Recommencer jusqu’à épuisement de la pâte. Réserver les blinis sous un torchon.

Laver les tiges d’aneth et les éplucher. Dans un bol, mélanger la crème fraîche et les pluches d’aneth. Réserver au frais.

Le borscht : éplucher la carotte et la râper grossièrement avec une râpe à gros trous. Couper les betteraves en cubes. Éplucher l’oignon, le couper en morceaux. Éplucher le poireau, le laver et l’émincer. Éplucher les gousses d’ail.

Dans un faitout, chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive. Faire revenir pendant 2 à 3 minutes l’oignon et les gousses d’ail entières. Ajouter alors les légumes (sauf le chou), le vinaigre, le sucre, la feuille de laurier, le bouillon de volaille, poivrer et saler (si le bouillon ne l’est pas déjà). Porter à ébullition puis baisser à feu moyen et cuire 15 minutes à couvert.

Couper le chou en lamelles, le laver, l’égoutter. Le déposer dans le faitout avec la soupe et laisser cuire encore 20 minutes à couvert.

Vérifier l’assaisonnement. Retirer la feuille de laurier et les gousses d’ail. Servir chaud accompagné de blinis et de crème à l’aneth.

Bon appétit !

Réchauffer les blinis avant de les servir en les passant sous le grill du four ou au grille pain.

J’ai chiné un peu partout sur la Toile pour finalement estimer que la recette du blog On dîne chez Nanou était celle que je préférais. Je l’ai un peu adaptée.

Velouté de panais

Le petit garçon assis à la table, les pieds à 25 cm du sol, regarde le bol fumant en faisant la moue.

« – C’est quoi ? demande t-il

– Du panais.

– Beurk. C’est quoi du panais ? »

Le moment est fatidique, il s’agit de ne pas se planter. Alors, on va simplifier :

– « Ça a la forme d’une carotte et c’est blanc. Goûte. »

La carotte, l’enfant des copains connaît et il aime. Il plonge la cuillère et la porte a sa bouche avec une grimace de dégoût. Le temps est suspendu. Et puis, la grimace disparaît, la cuillère retourne dans le bol pour une nouvelle bouchée et ce jusqu’à épuisement de la ration. Ouf, on est sauvé. L’enfant des copains aime le panais. Ça tombe bien nous aussi. Et puis, on n’avait pas prévu d’autre entrée pour ce dîner entre amis.

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 panais ; 50cl de crème liquide ; 30cl de lait ; 75cl d’eau ; 4 ou 5 noix ; 2 cuil à soupe d’huile de noisette ; sel, poivre

Éplucher les panais, les laver et les couper en morceaux grossiers.

Verser l’eau, la crème et le lait dans une casserole. Saler et porter à ébullition. Y plonger les panais et cuire 30 minutes.

Casser les noix et les piler grossièrement.

Mixer le panais avec le liquide de cuisson. Poivrer et rectifier l’assaisonnement en sel selon votre goût.

Verser le velouté dans des bols, parsemer de noix et disposer quelques gouttes d’huile de noisette à la surface.

Bon appétit !