Tarte aux clémentines

On nous a bien appris lorsque nous étions enfant qu’il ne fallait pas prendre la dernière part et la laisser pour les autres. Alors, lorsque l’hôte propose à la tablée la dernière part de dessert, chacun refuse poliment, de peur de se voir taxer de trop gourmand. Le plat repart en cuisine, cette fameuse esseulée est ensuite remisée au réfrigérateur et on se dit « On la mangera demain ». Mais qui, demain, aura le droit au déjeuner ou au dîner, de prendre cette dernière part ? Elle est trop petite pour être partagée. Un habitant de la maisonnée viendra donc, en cachette des autres, voler cette dernière part et la mangera en se délectant de ce petit péché ainsi accompli.

A qui proposerez-vous la dernière part de cette tarte aux clémentines sur pâte brisée au chocolat ? Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

Pour la pâte brisée au chocolat : 100g de farine ; 50g de sucre glace ; 1 cuil. à soupe de cacao en poudre non sucré ; 1 jaune d’oeuf ; 1/2 cuil. à café d’extrait de vanille ; 60g de beurre coupé en dés ; 1 pincée de sel.

Pour le curd aux clémentines : 5 clémentines ; 4 oeufs entiers ; 120g de sucre en poudre ; 70g de beurre coupés en dés.

Tamiser la farine et faire un puits au milieu. Y verser le sel, le sucre glace, le cacao, le jaune d’oeuf, la vanille et le beurre ramolli. Pétrir pour obtenir une pâte souple. Si nécessaire, ajouter petit à petit un peu d’eau froide. Former une boule et laisser reposer 1 heure au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 210°C.

Laver les clémentines, les sécher et les zester. Les couper en deux pour les presser et réserver le jus obtenu.

Sortir la pâte brisée au chocolat du réfrigérateur et l’étaler. En garnir un moule à tarte et faire cuire à blanc pendant 15 minutes.

Préparer le curd aux clémentines : dans un saladier, battre les oeufs entier avec le sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Dans une casserole, faire fondre le beurre avec le jus et les zestes de clémentines. Ajouter les oeufs battus, porter à ébullition puis faire épaissir doucement en remuant sans cesse au fouet pendant environ 3 minutes.

Garnir le fond de tarte de cette crème et placer au frais pour figer.

Bon appétit !

Nous devons la recette de la pâte brisée au chocolat à la blogueuse Mimi Thorisson. Vous pouvez également réaliser cette tarte avec une pâte sablée.

 

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Sucettes de physalis

On le nomme physalis, amour en cage, lanterne japonaise ou chinoise, coqueret. Il finit souvent sur le bord d’une assiette, injustement relégué au rang de simple élément de décor. On s’est d’abord extasié sur la beauté de l’ensemble décoratif dont il a fait partie ; plus tard, à la découpe et au service du dessert ainsi orné, celui qui en hérite fait un peu la moue. Il aurait préféré la tranche d’orange confite ou encore la grappe de groseilles. Pourtant, ce fruit délicat saurait étonner les papilles si on voulait bien le croquer. Pour ne rien gâcher, il s’offre à celui qui l’ouvre tel une fleur et s’enveloppe d’une fine dentelle qui lui confère une finesse distinguée.

Si on hésite encore à espérer être servi de la part d’entremet qu’il embellit, pourquoi ne pas l’essayer avec un café ? On n’en fera qu’une bouchée, mais quelle bouchée !

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Allez hop, en cuisine !

Pour une douzaine de sucettes, il vous faut :

12 physalis ; 20g de chocolat noir ; 2 cuil. à soupe de noix de coco râpée.

Ouvrir les physalis et les détacher de leur enveloppe (appelée vésicule). Les piquer au bout d’un cure-dent.

Faire fondre le chocolat au bain-marie sans remuer ; disposer la noix de coco râpée dans un bol ou une assiette creuse.

Dès que le chocolat est fondu, y tremper délicatement le fond d’un physalis puis le rouler dans la noix de coco. Laisser prendre puis recommencer l’opération pour chaque baie.

Bon appétit !

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Moelleux à la châtaigne et aux figues

Le vert s’efface et laisse place aux jaune, rouge, orange. Si le soleil réchauffe encore les journées, les petits matins sont sombres et frais. Les pas qui nous mènent vers nos occupations de la journée foulent les feuilles qui s’amoncellent sur les trottoirs et craquent sous nos semelles.

Cette période est propice aux promenades en forêt. On a pris un panier ou un sac en plastique, niché dans la poche, au cas où. Noix et noisettes rencontrées au hasard pourraient être la récolte du jour. Secrètement, on espère un filon merveilleux de champignons. Alors, on prendrait ce trésor en photo pour l’exhiber fièrement à tous.Et puis, il y a les châtaignes. La cueillette de ce fruit nécessite une complicité pieds-mains. Les bogues, couvertes de piquants, seront habilement écartées avec les pieds, découvrant  une ou deux châtaignes qu’on prendra délicatement du bout des doigts. Aïe, ce tour d’adresse n’est pas toujours réussi !

Au retour dans les logis, on réservera nos récoltes et nous réconforterons avec un moelleux à la farine de châtaignes. Des figues fraîches, disputées aux frelons, rajouteront encore plus de moelleux à la recette. Allez hop, en cuisine !

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Pour 6 personnes, il vous faut :

150g de farine de châtaignes ; 125g de sucre en poudre ; 10cl de lait ; 10cl d’huile neutre ; 4 oeufs ; 1 sachet de levure chimique ; 5 ou 6 figues fraîches.

Préchauffer le four th. 180°C.

Verser la farine de châtaigne, le sucre et la levure dans un saladier. Ajouter l’huile, la lait et les jaunes d’oeufs. Battre au fouet jusqu’à obtenir une pâte homogène. Monter les blancs en neige avec une pincée de sel, les incorporer délicatement à la préparation.

Couper les figues en quartiers puis en morceaux.

Verser la moitié de la pâte dans un moule à manqué beurré (sauter l’étape beurre si le moule est en silicone), répartir les morceaux de figues et recouvrir du reste de préparation. Enfourner pour 30 minutes.

Bon appétit !

Cette recette est inspirée du moelleux aux châtaignes du blog Chef Nini que j’affectionne.

Je la dédie aussi au rendez-vous Cuisinons de Saison avec Cuisine de Gut que vous retrouvez ici  : https://cuisinedegut.net/2017/10/01/cuisinons-de-saison-en-octobre-2/#comment-75522cuisinons-de-saison-logo8

Aubergines comme une moussaka

« Ce n’est pas comme ça que ça se fait mais c’est comme ça que je les préfère ». Cette phrase, lancée tel un appel par Monsieur Loulou, implique un petit arrangement avec la recette originale. Lorsque la saison des aubergines arrive à son terme, on revient le panier lourd de ces derniers légumes du potager et on réalise l’ultime moussaka version Monsieur Loulou de l’année. Pas question, en plus, d’en cuisiner pour un repas. La quantité est exigée afin de nourrir les convives puis le congélateur.

Le plat à gratin le plus grand de la cuisine est sorti pour l’occasion. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

4 grosses aubergines ; 1kg de bœuf haché ; 75cl de coulis de tomates ; 2 oignons ; 3 gousses d’ail ; 3 brins de thym ; 1 cuil à café de cannelle ; 1 cuil à café de noix de muscade + 1/2 cuil à café pour la béchamel ; 50g de beurre ; 50g de farine ; 50cl de lait ; sel, poivre ; huile d’olive ; 50g de pecorino râpé ou de feta émiettée.

Laver les aubergines, les couper en fines rondelles.

Imbiber une feuille d’essuie-tout d’huile d’olive et en essuyer une grande poêle, puis la mettre à chauffer à feu fort. Colorer les tranches d’aubergines de chaque côté. Recommencer l’opération à chaque poêlée. Réserver les aubergines colorées dans une plat et couvrir d’un film alimentaire.

Éplucher les oignons et l’ail, les émincer finement. Dans une poêle, les faire dorer avec un peu d’huile d’olive à feu doux ; incorporer la viande hachée pour la faire colorer en remuant régulièrement. Ajouter ensuite le coulis de tomates, la cannelle, la noix de muscade, les brins de thym effeuillés. Saler, poivrer. Mijoter à feu doux environ 40 minutes. Réserver.

Dans une casserole, faire fondre le beurre à feu moyen puis ajouter la farine. Remuer jusqu’à obtenir une pommade qui se détache des parois. Baisser le feu et verser petit à petit le lait sans cesser de remuer. Faire épaissir un peu mais garder la béchamel assez liquide. Assaisonner avec la noix de muscade, le sel et le poivre.

Préchauffer le four à 180*C. Beurrer un plat à gratin. Déposer une couche d’aubergines au fond, recouvrir de la moitié de viande, recommencer une deuxième fois, puis couler la béchamel sur le dessus du plat. Recouvrir de pecorino râpé ou de feta émiettée. Enfourner 35 minutes.

Bon appétit !

Vous pouvez remplacer la viande de bœuf par de l’agneau et le thym par de l’origan.

Point de béchamel en Grèce mais de la sauce blanche ; de même, le pecorino n’a rien de grec, la feta oui !

À votre guise ! « Ce n’est pas comme ça que ça se fait mais c’est comme ça que je les préfère ! »