Moules marinières

Il y a des plats que nous rattachons immédiatement à des situations, des périodes ou des lieux. Faites une mousse de fraises dans une gouttière à bûche, servez-la en plein été. Il y aura forcément un convive perspicace pour vous rappeler que « Noël est, aux dernières nouvelles, toujours en décembre ». Les moules marinières, elles, nous emportent dans une gargote bondée en front de mer en plein mois d’août. Un air de vacances avec plusieurs semaines d’avance. Pourquoi pas ? Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 litres de moules ; 4 échalotes ; 40g de beurre ; 20cl de vin blanc sec ; 1 feuille de laurier ; 3 brins de thym ; coriandre fraîche ; fleur de sel ; poivre du moulin.

Laver les moules. Éplucher et émincer les échalotes. Laver et ciseler la coriandre.

Dans un grand faitout, faire fondre le beurre et y faire revenir les échalotes pendant 2-3 minutes. Ajouter les moules. À feu vif, les faire revenir environ 5 minutes pour qu’elles s’ouvrent.

Verser le vin blanc. Ajouter la feuille de laurier et le thym. Couvrir et cuire à feu moyen pendant 10 minutes.

Assaisonner de fleur de sel et de poivre du moulin. Parsemer de coriandre ciselée. Servir aussitôt.

Bon appétit !

Les moules marinières sont traditionnellement parfumées avec du persil plat. Je l’ai par hasard remplacé par de la coriandre fraîche et ai été charmée de l’accord. Je récidive depuis à chaque fois.

Pour l’apéritif, la fraîcheur iodée de la salicorne sur des tartines beurrées fait une parfaite mise en bouche.

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Fraises tièdes au thym

La première récolte a un goût de victoire. Peu importe que les fruits soient issus d’une petite jardinière sur le rebord de la fenêtre ou d’un potager grand comme un terrain de foot, on est tellement fier de cueillir puis exhiber notre butin. On croque une framboise juteuse, une tomate charnue, une feuille de salade craquante et on est tout chose. Le plaisir des choses simples…

Il restait quelques fraises rescapées de notre gourmandise au retour du jardin, on les a alors mangées au dessert, avec du thym frais. Le plaisir des choses simples… Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

250g de fraises ; 4 brins de thym ; 1 cuil à café d’huile d’olive ; cassonade ; poivre du moulin

Laver, équeuter les fraises. Laver et sécher le thym.

Couper les fraises en deux dans le sens de la longueur.

Chauffer l’huile d’olive dans une poêle, y jeter les fraises. Saupoudrer de cassonade, parsemer de feuilles de thym, poivrer légèrement et remuer sans cesse.

Dès que les fraises sont chaudes, les mettre dans quatre ramequins puis arroser du jus de cuisson. Servir aussitôt.

Bon appétit !

Cake aux carottes et lentilles corail

Un coup d’oeil par la fenêtre et la journée s’annonce aussi maussade que les précédentes. Le printemps s’est caché derrière les parapluies. Tout n’est plus que flaque d’eau. Lorsque la pluie donne un peu de répit à ses gouttes, le vent prend l’affaire en charge. Bref, il fait un temps pourri. On est bien décidé cependant à ce que la météo ne nous gâche pas totalement la saison. Avec un ciré et des bottes pour armure, armé d’un sécateur, on affronte l’humidité pour couper les fleurs du jardin. On ne peut pas en profiter à l’extérieur et bien, tiens, on en profitera à l’intérieur. Iris, pivoines et premières roses sont alors regroupés dans un vase et tout d’un coup, le printemps, privé de dehors, s’invite dans la maison. Qu’il soit le bienvenu.

Pour l’accueillir, il fallait bien une recette haute en couleurs. Carottes et lentilles corail mettront grâce à leur oranger, du soleil dans l’assiette. Je dédie cette recette pleine de gaieté à Cuisinons de saison du blog Cuisine de Gut, tout aussi coloré. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

175g de lentilles corail ; 2 carootes ; 3 oeufs ; 2 gousses d’ail ; 1 cuil. à soupe d’huile d’olive ; 50g d’emmental ; 35g de chapelure ; 1 cuil. à café de graines de cumin ; 1 cuil. à café de curry ; sel, poivre

Faire cuire les lentilles corail dans un grand volume d’eau salée pendant 10 à 15 minutes. Egoutter et réserver.

Préchauffer le four th. 170°C.

Laver, éplucher et couper les carottes en dés. Eplucher et dégermer l’ail.

Faire revenir à la poêle les dés de carottes et les gousses d’ail pressées avec l’huile d’olive pendant 5 minutes. Saler et poivrer.

Dans un saladier, battre les oeufs avec la chapelure. Ajouter les lentilles corail, les carottes, et les épices. Couper l’emmental en dés et l’incorporer au mélange.

Verser la préparation dans un moule à cake et enfourner pour 45 minutes.

Bon appétit !

Pour réaliser ce cake, je me suis inspirée d’une recette trouvée dans mon stock de magazines Elle à table.

Asperges rôties

Le moment de l’apéritif est idéal pour passer outre les convenances de la table. Aux anges celui qui aime manger avec les doigts ! On peut prendre, sans retenue, entre le pouce et l’index, tranches de saucisson, crevettes, bâtonnets de carotte et autres feuilletés. Les soupes chaudes et froides sont vues directement dans les verrines tandis que l’on trempe tous volontiers les fleurettes de chou-fleur dans un bol de sauce commun. De petites serviettes en papier permettent de maintenir nos mains propres ou de déposer les piques utilisées par les plus délicats d’entre nous.

Pour un apéritif printanier, on choisit de belles asperges vertes à picorer du bout des doigts. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 botte d’asperges vertes ; le jus d’un citron ; fleur de sel ; huile d’olive

Préchauffer le four à 180*C.

Rincer et éponger les asperges vertes, en couper les queues.

Disposer les asperges sur une plaque du four recouverte d’une feuille de papier cuisson. Arroser de jus de citron et d’un filet d’huile d’olive. Parsemer de fleur de sel.

Enfourner pour 12 minutes pour des asperges légèrement craquantes ou 15 minutes pour des asperges fondantes.

À la sortie du four, couper les asperges en tronçons et assaisonner encore d’un peu de fleur de sel. Servir chaud ou tiède.

Bon appétit !

J’ai trouvé cette recette sur le fabuleux blog Torchons et Serviettes.

Pesto de fanes de carottes

On ne les attendait pas et on est ravis de les avoir avec nous. On sort les verres, quelques glaçons et discutons à bâtons rompus en prenant l’apéritif. Le temps passe sans que l’on s’en rende compte, on a envie que se prolonge ce moment entre amis. « Vous allez rester manger avec nous ». Cette invitation acceptée, tout le monde s’affaire alors pour préparer un repas à la bonne franquette, à l’improviste. Les uns mettent la table, les autres préparent la braise dans le barbecue et nous voilà devant le réfrigérateur à la recherche d’un accompagnement à la viande qui va être bientôt grillée. Un pistou serait parfait mais le basilic n’est pas encore d’actualité, saison oblige. Quelques fanes de carottes le remplaceront aisément. Allez hop, en cuisine !

Pour un pot de pistou, il vous faut :

Les fanes d’une botte de carottes ; 1 gousse d’ail ; 1 poignée d’amandes ; 50 g de parmesan râpé ; huile d’olive ; sel

Éplucher et dégermer l’ail. Laver et éponger les fanes de carottes.

Mettre les amandes dans le bol du mixeur et les concassées grossièrement. Ajouter les fanes de carottes, le parmesan, la gousse d’ail, saler et mixer à nouveau en ajoutant un filet d’huile d’olive au fur et à mesure jusqu’à obtention d’une crème homogène. Continuer ensuite à lier le mélange avec l’huile d’olive pour obtenir un pistou quasi liquide.

Bon appétit !

Navarin d’agneau

Dimanche, cortèges d’enfants arpenteront les rues, les jardins ou les recoins des habitations en quête d’œufs déposés par les cloches au gré de leur passage. Poules, lapins et poissons composeront partout le bestiaire chocolaté pascal.

Et sur la table ? De l’agneau bien sûr ! Et comme sur les pages du calendrier, Pâques et printemps pointent presque simultanément leurs nez, on l’agrémentera de petits légumes nouveaux. La recette du navarin d’agneau de Paul Bocuse est parfaite pour l’occasion. Décidément, c’est bon les traditions ! Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

1,2kg d’agneau à mijoter ; 10 carottes fanes ; 8 petits oignons nouveaux ; 8 navets nouveaux ; 8 petites pommes de terre ; 200g de petits pois frais ou surgelés ; 4 gousses d’ail ; 1 brin de thym ; 1 brin de romarin ; 2 feuilles de laurier ; 3 cuil à soupe de farine ; 25cl de vin blanc sec ; 1 cube de bouillon de poule ; 35g de beurre.

Peler les légumes et l’ail. Enlever la tige des oignons.

Chauffer le beurre à feu doux dans une grande cocotte et y faire suer la viande jusqu’à légère coloration. Saler.

Saupoudrer la viande de farine, ajouter le vin blanc puis laisser évaporer. Ajouter les carottes, les navets, les pommes de terre, les oignons, le thym, le romarin, le laurier et l’ail écrasé. Laisser mijoter à couvert pendant 30 minutes. Couvrir ensuite d’eau à hauteur et ajouter le cube de bouillon émietté.

Enfourner, cocotte fermée, à 180*C pour au moins 2 heures. 10 minutes avant la fin de cuisson, rajouter les petits pois. La cuisson terminée, laisser au four éteint, cocotte fermée.

Bon appétit !

Si vous faites le navarin la veille, vous pourrez le dégraisser avant de le réchauffer.

Joyeuses fêtes de Pâques à tous !

Koulibiak de saumon aux épinards

Parmi les plats qui sont gravés dans ma mémoire d’enfant comme ayant été des incontournables de la table familiale, il y a le koulibiak. Comme bien des recettes traditionnelles, celle de ce pâté en croûte russe diffère au gré des maisons et des transmissions ; il en va de chacun de se les approprier selon ses désirs et du temps dont on dispose. A la maison, ma mère le préparait lorsque mes parents recevaient du monde à dîner. Elle remportait chaque fois un grand succès.

Pour la recette qui vient, j’ai fait un mélange avec celle de ma mère et celle d’Anne Desplancke du blog On dine chez Nanou qui est très intéressant et que je vous invite à lire. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

Pour la pâte levée : 6g de levure de boulanger ; 10cl + 20cl de lait tiède ; 2 cuil.à café de sucre en poudre ; 2 oeufs ; 1 pincée de sel ; 100g de beurre fondu ; 600g de farine.

Poure la garniture : 600g de saumon frais ; 600g d’épinards frais ; 250g de champignons de Paris ; 20g de beurre ; 2 échalotes ; 2 oeufs ; 3 cuil. à soupe de persil ciselé ; 2 cuil. à soupe d’aneth ciselé ; le zeste d’un petit citron râpé ; 1 cuil. à café d’huile neutre ; sel, poivre ; un peu de lait pour dorer la pâte.

La pâte : Mettre la levure, le sucre et 10cl de lait tiède dans un bol. Mélanger et laisser reposer une dizaine de minutes jusqu’à ce que les bulles se forment à la surface.

Dans le bol d’un robot avec crochet pétrisseur, verser la farine, les oeufs, le beurre fondu, 20cl de lait, le sel et le mélange à base de levure. Pétrir à vitesse lente pendant 5 minutes puis à vitesse rapide pendant 1 minute. Si vous n’avez pas de robot, pétrir la pâte à la main pendant au moins 10 minutes. La pâte obtenue doit être homogène.

Laisser reposer la pâte recouverte d’un torchon pendant 1 heure dans un endroit tempéré à l’abri des courants d’air. Elle va doubler de volume.

Déposer la pâte sur une feuille de papier sulfurisé farinée et l’étaler pour obtenir un rectangle de 30X40 cm. Réserver les chutes pour réaliser la décoration du koulibiak.

La garniture : Nettoyer les champignons, couper les pieds pour ne garder que les têtes, les couper en petits dés. Les faire cuire avec 20g de beurre dans une poêle à feu vif jusqu’à ce que l’eau de cuisson soit évaporée. Réserver.

Laver les épinards, les équeuter et les faire revenir 5 minutes dans une poêle chaude avec 1 cuil. à soupe d’huile. Réserver.

Peler et hacher les échalotes. Cuire les oeufs durs, les écaler et les écraser dans une assiette creuse. Ajouter les échalotes et les herbes ciselées, bien mélanger.

Oter la peau du saumon puis le couper en dés.

Etaler le mélange oeufs-échalotes-herbes au centre du rectangle de pâte. Penser à laisser les bords libres pour pouvoir les replier (8cm à gauche et à droite, 4 cm en haut et en bas). Recouvrir par les champignons puis par les épinards. Ajouter les dés de saumon et aplatir délicatement le tout. Saler, poivrer, parfumer du zeste de citron râpé.

Préchauffer le four th. 200°C.

Rabattre les côtés de la pâte sur la garniture puis les extrémités et appuyer pour souder les jointures. Recouvrir une plaque de cuisson d’une feuille de papier sulfurisé ; y retourner délicatement le koulibiak afin que les soudures se trouvent en dessous. Décorer le dessus avec les restes de pâte puis dorer le tout avec du lait. Glisser au four pendant 40 minutes et laisser reposer une quinzaine de minutes avant de servir.

Bon appétit !

S’il vous reste plus de pâte qu’il n’en faut pour réaliser votre décor, pourquoi ne pas vous en servir pour faire des tartelettes salées au hazard du placard ? Pour les nôtres, j’ai utilisé les pieds des champignons, de la fourme d’Ambert, du jambon blanc et quelques feuilles de thym. Amusez-vous !