Pesto de fanes de carottes

On ne les attendait pas et on est ravis de les avoir avec nous. On sort les verres, quelques glaçons et discutons à bâtons rompus en prenant l’apéritif. Le temps passe sans que l’on s’en rende compte, on a envie que se prolonge ce moment entre amis. « Vous allez rester manger avec nous ». Cette invitation acceptée, tout le monde s’affaire alors pour préparer un repas à la bonne franquette, à l’improviste. Les uns mettent la table, les autres préparent la braise dans le barbecue et nous voilà devant le réfrigérateur à la recherche d’un accompagnement à la viande qui va être bientôt grillée. Un pistou serait parfait mais le basilic n’est pas encore d’actualité, saison oblige. Quelques fanes de carottes le remplaceront aisément. Allez hop, en cuisine !

Pour un pot de pistou, il vous faut :

Les fanes d’une botte de carottes ; 1 gousse d’ail ; 1 poignée d’amandes ; 50 g de parmesan râpé ; huile d’olive ; sel

Éplucher et dégermer l’ail. Laver et éponger les fanes de carottes.

Mettre les amandes dans le bol du mixeur et les concassées grossièrement. Ajouter les fanes de carottes, le parmesan, la gousse d’ail, saler et mixer à nouveau en ajoutant un filet d’huile d’olive au fur et à mesure jusqu’à obtention d’une crème homogène. Continuer ensuite à lier le mélange avec l’huile d’olive pour obtenir un pistou quasi liquide.

Bon appétit !

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Navarin d’agneau

Dimanche, cortèges d’enfants arpenteront les rues, les jardins ou les recoins des habitations en quête d’œufs déposés par les cloches au gré de leur passage. Poules, lapins et poissons composeront partout le bestiaire chocolaté pascal.

Et sur la table ? De l’agneau bien sûr ! Et comme sur les pages du calendrier, Pâques et printemps pointent presque simultanément leurs nez, on l’agrémentera de petits légumes nouveaux. La recette du navarin d’agneau de Paul Bocuse est parfaite pour l’occasion. Décidément, c’est bon les traditions ! Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

1,2kg d’agneau à mijoter ; 10 carottes fanes ; 8 petits oignons nouveaux ; 8 navets nouveaux ; 8 petites pommes de terre ; 200g de petits pois frais ou surgelés ; 4 gousses d’ail ; 1 brin de thym ; 1 brin de romarin ; 2 feuilles de laurier ; 3 cuil à soupe de farine ; 25cl de vin blanc sec ; 1 cube de bouillon de poule ; 35g de beurre.

Peler les légumes et l’ail. Enlever la tige des oignons.

Chauffer le beurre à feu doux dans une grande cocotte et y faire suer la viande jusqu’à légère coloration. Saler.

Saupoudrer la viande de farine, ajouter le vin blanc puis laisser évaporer. Ajouter les carottes, les navets, les pommes de terre, les oignons, le thym, le romarin, le laurier et l’ail écrasé. Laisser mijoter à couvert pendant 30 minutes. Couvrir ensuite d’eau à hauteur et ajouter le cube de bouillon émietté.

Enfourner, cocotte fermée, à 180*C pour au moins 2 heures. 10 minutes avant la fin de cuisson, rajouter les petits pois. La cuisson terminée, laisser au four éteint, cocotte fermée.

Bon appétit !

Si vous faites le navarin la veille, vous pourrez le dégraisser avant de le réchauffer.

Joyeuses fêtes de Pâques à tous !

Koulibiak de saumon aux épinards

Parmi les plats qui sont gravés dans ma mémoire d’enfant comme ayant été des incontournables de la table familiale, il y a le koulibiak. Comme bien des recettes traditionnelles, celle de ce pâté en croûte russe diffère au gré des maisons et des transmissions ; il en va de chacun de se les approprier selon ses désirs et du temps dont on dispose. A la maison, ma mère le préparait lorsque mes parents recevaient du monde à dîner. Elle remportait chaque fois un grand succès.

Pour la recette qui vient, j’ai fait un mélange avec celle de ma mère et celle d’Anne Desplancke du blog On dine chez Nanou qui est très intéressant et que je vous invite à lire. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

Pour la pâte levée : 6g de levure de boulanger ; 10cl + 20cl de lait tiède ; 2 cuil.à café de sucre en poudre ; 2 oeufs ; 1 pincée de sel ; 100g de beurre fondu ; 600g de farine.

Poure la garniture : 600g de saumon frais ; 600g d’épinards frais ; 250g de champignons de Paris ; 20g de beurre ; 2 échalotes ; 2 oeufs ; 3 cuil. à soupe de persil ciselé ; 2 cuil. à soupe d’aneth ciselé ; le zeste d’un petit citron râpé ; 1 cuil. à café d’huile neutre ; sel, poivre ; un peu de lait pour dorer la pâte.

La pâte : Mettre la levure, le sucre et 10cl de lait tiède dans un bol. Mélanger et laisser reposer une dizaine de minutes jusqu’à ce que les bulles se forment à la surface.

Dans le bol d’un robot avec crochet pétrisseur, verser la farine, les oeufs, le beurre fondu, 20cl de lait, le sel et le mélange à base de levure. Pétrir à vitesse lente pendant 5 minutes puis à vitesse rapide pendant 1 minute. Si vous n’avez pas de robot, pétrir la pâte à la main pendant au moins 10 minutes. La pâte obtenue doit être homogène.

Laisser reposer la pâte recouverte d’un torchon pendant 1 heure dans un endroit tempéré à l’abri des courants d’air. Elle va doubler de volume.

Déposer la pâte sur une feuille de papier sulfurisé farinée et l’étaler pour obtenir un rectangle de 30X40 cm. Réserver les chutes pour réaliser la décoration du koulibiak.

La garniture : Nettoyer les champignons, couper les pieds pour ne garder que les têtes, les couper en petits dés. Les faire cuire avec 20g de beurre dans une poêle à feu vif jusqu’à ce que l’eau de cuisson soit évaporée. Réserver.

Laver les épinards, les équeuter et les faire revenir 5 minutes dans une poêle chaude avec 1 cuil. à soupe d’huile. Réserver.

Peler et hacher les échalotes. Cuire les oeufs durs, les écaler et les écraser dans une assiette creuse. Ajouter les échalotes et les herbes ciselées, bien mélanger.

Oter la peau du saumon puis le couper en dés.

Etaler le mélange oeufs-échalotes-herbes au centre du rectangle de pâte. Penser à laisser les bords libres pour pouvoir les replier (8cm à gauche et à droite, 4 cm en haut et en bas). Recouvrir par les champignons puis par les épinards. Ajouter les dés de saumon et aplatir délicatement le tout. Saler, poivrer, parfumer du zeste de citron râpé.

Préchauffer le four th. 200°C.

Rabattre les côtés de la pâte sur la garniture puis les extrémités et appuyer pour souder les jointures. Recouvrir une plaque de cuisson d’une feuille de papier sulfurisé ; y retourner délicatement le koulibiak afin que les soudures se trouvent en dessous. Décorer le dessus avec les restes de pâte puis dorer le tout avec du lait. Glisser au four pendant 40 minutes et laisser reposer une quinzaine de minutes avant de servir.

Bon appétit !

S’il vous reste plus de pâte qu’il n’en faut pour réaliser votre décor, pourquoi ne pas vous en servir pour faire des tartelettes salées au hazard du placard ? Pour les nôtres, j’ai utilisé les pieds des champignons, de la fourme d’Ambert, du jambon blanc et quelques feuilles de thym. Amusez-vous !

Boeuf carottes

Bébé mange ! Les murs, le sol et le plafond de la cuisine ont été protégés par de grandes bâches ; quand bien même la peinture n’est pas d’hier, le moucheté orange n’est pas à notre goût. Le chat a été escorté, pour sa sécurité, dans la pièce voisine. L’enfant, installé dans la chaise haute comme sur un trône, attend qu’on lui donne sa purée avec une impatience telle que s’il ne s’était pas sustenté depuis plusieurs jours. Il y a urgence. Dès les premièrs cuillères, on regrette de ne pas porter casque et visière de protection au regard de nos cheveux crépis de purée de carotte. On a bien fait d’éloigner le chat et son pelage ! Malgré la scène apocalyptique qui se profile dans la cuisine, on est ravi que bébé se régale et attendri par la bouille d’amour du bambin, on sourit devant le carnage faisant fi du nettoyage qui en découle.

Même si bébé est gourmet et gourmand, il reste quelques carottes qui n’ont pas fini en purée « badigeonneuse ». Toutes ces aventures méritent bien un petit plat réconfort qu’on rajoute à la liste des recettes du Cuisinons de saison du super blog Cuisine de Gut. Allez hop, en cuisine !

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Pour 4 personnes, il vous faut :

800g de boeuf à mijoter (type macreuse) ; 8 carottes ; 1 oignon ; 2 gousses d’ail ; 50cl de vin blanc sec ; 20cl de bouillon de boeuf ; 1 brin de thym ; 1 cuil. à soupe d’huile neutre ; persil ; sel ; 5 ou 6 grains de poivre blanc

Couper le boeuf en cubes équivalents à une bouchée. Peler et émincer l’oignon et l’ail. Eplucher et couper les carottes en rondelles.

Dans une cocotte, faire dorer la viande sur toutes les faces dans 1 cuil. à soupe d’huile.

Ajouter l’oignon et l’ail émincés, le thym et les carottes. Mouiller avec le vin blanc et le bouillon puis ajouter les grains de poivre blanc. Mélanger le tout.

Cuire à couvert sur feux doux pendant 1h30 en mélangeant de temps en temps.

Au moment de servir, saler et parsemer de persil ciselé.

Bon appétit !

Panettone

Le soleil tape derrière la vitre, chauffant de ses rayons la pièce un peu fraîche encore ce matin. C’est une journée de printemps comme on les aime. Douce, inondée de soleil, égayée par les chants des oiseaux et parfumée des fleurs de fruitiers. C’est un temps idéal pour pétrir une pâte et la laisser gonfler près de la fenêtre. Ca tombe bien, je mangerais bien un panettone. Allez hop, en cuisine !

Il vous faut :

4 jaunes d’oeufs ; lait ; 600g de farine ; une bonne pincée de sel ; 90g de sucre ; 1 sachet de levure de boulanger déshydratée ; 100g de beurre frois ; 100g de raisins secs ; 100g d’écorces d’orange confites ; 1 cuil. à soupe de rhum ; 1 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger ; 1 jaune d’oeuf pour la dorure

Laisser macérer les raisins secs dans un bol avec le rhum et 1 cuil. à soupe d’eau bouillante pendant 20 minutes. Couper les écorces d’orange confites en petits cubes.

Dans un verre mesureur, mettre les jaunes d’oeufs et compléter avec le lait pour obtenir 360ml.

Dans le bol du robot, verser la farine, la levure, le sucre, l’eau de fleur d’oranger, le sel et le mélange lait-oeufs. Pétrir 10 minutes à vitesse lente. Couper le beurre froid pour l’ajouter et pétrir 10 minutes encore à vitesse lente.

Ajouter les raisins égouttés et les oranges confites. Pétrir rapidement.

Couvrir d’un film alimentaire et laisser gonfler pendant 1 heure près d’une source de chaleur.

Dégazer (appuyer sur la pâte plusieurs fois pour faire sortir le gaz), former une boule et la placer dans un moule haut. Laisser lever à nouveau jusqu’à ce que la pâte double de volume, environ 1 heure à 1 heure et demi.

Préchauffer le four à 180°C. Dorer le panettone à l’oeuf et enfourner 35 à 40 minutes. Si besoin, vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau ; elle doit ressortir sèche.

Bon appétit !

Après de multiples recherches, j’ai enfin trouvé la recette de panettone que je préfère et que je vous livre ici, sur l’excellent blog On dine chez Nanou. Merci à elle de ce plaisir des papilles ! IMG_E5160.JPGIMG_E5158

En guise de verre mesureur, j’utilise ici un biberon sur lequel sont indiquées plus précisément les graduations.

Je cuis mon panettone dans mon moule à charlotte à parois lisses.

 

Soupe au parmesan

« Allez, je finis la page et je ferme le livre ». Voilà à peu près une vingtaine de pages qu’on se répète cette résolution sans parvenir à quitter le récit dans lequel on est plongé. Finalement, le sommeil ou le téléphone nous forceront à clore le bouquin, parfois à l’antépénultième paragraphe de la fin d’un chapitre. On était pourtant décidé à ne lire que pendant quelques minutes mais l’histoire racontée est prenante et l’abandon de notre réalité est tellement confortable.

Lorsque cette frénésie de lire nous prend, on a envie de faire suivre notre livre partout, en toute circonstance. Même en mangeant. L’avantage lorsqu’on déguste une bonne soupe, c’est qu’on n’a besoin que d’une main pour tenir la cuillère. L’autre peut aisément alors garder l’ouvrage ouvert et on peut continuer notre lecture. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

1 chou vert ; 3 courgettes surgelées ; 3 poireaux ; 6 pommes de terre ; 1 gousse d’ail ; 1 litre de bouillon de volaille ; 3 cuil à soupe d’huile d’olive ; copeaux de parmesan ; sel, poivre

Couper le chou en quatre puis chaque quartiers en lanières d’un demi centimètre environ. Les laver. Rincer les poireaux et les couper en rondelles. Peler les pommes de terre, les rincer et les couper en petits cubes. Peler et hacher l’ail. Couper le parmesan en copeaux.

Mettre le chou, les pommes de terre et l’ail dans une marmite. Verser le bouillon et compléter avec de l’eau jusqu’à couvrir largement. Porter à ébullition et laisser cuire 10 minutes à feu moyen. Ajouter les courgettes et les poireaux et cuire 25 à 30 minutes encore.

Saler, poivrer. Verser l’huile d’olive et parsemer des copeaux de parmesan. Servir la soupe très chaude.

Bon appétit !

Pourquoi des courgettes surgelées ? Et bien car ce n’est pas la saison donc hors de question d’en utiliser des fraîches ! Les miennes, du jardin, attendaient patiemment dans le congélateur. Vous en trouverez dans n’importe quel bon rayon surgelés.

Tarte poireaux camembert

On a pris des congés, quelques jours consacrés à notre chez nous. La liste des choses à faire est longue comme un jour sans pain mais la motivation est grande. Déterminés, on s’attaque aux ouvrages dès le petit-déjeuner pris et la journée passe sans s’en rende compte. Soudain, une voix s’élève : « T’as pas faim, toi ? » Ah mince, on a grignoté à midi et la préparation du dîner nous était complètement sortie de l’idée, tout affairés qu’on est.

Un bol de soupe et une bonne tarte aux poireaux camembert composeront le repas de ce soir. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

Pour la pâte brisée : 1 œuf ; 200g de farine + farine pour le plan de travail ; 100g de beurre ; 1 pincée de sel ; 2 cuil à soupe d’eau

Pour la garniture : 3 poireaux ; 1/2 camembert ; 2 œufs ; 100g de crème fraîche ; 10g de beurre ; sel, poivre ; 1 pincée de noix de muscade râpée

La pâte : mettre la farine dans un saladier en creusant un puits, ajouter une pincée de sel. Casser l’œuf au centre et verser le beurre fondu. Travailler avec les doigts pour bien incorporer tous les ingrédients. Ajouter l’eau et pétrir à nouveau jusqu’à obtention d’une boule homogène et souple. Laisser reposer 30 minutes au réfrigérateur.

Préparer la garniture : rincer les poireaux et les émincer. Faire fondre le beurre dans une sauteuse, y verser les poireaux et les faire blondir. Saler, poivrer.

Fouetter les œufs avec la crème fraîche et la noix de muscade.

Préchauffer le four à 180*C.

Étaler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’abaisser dans un moule à tarte recouvert d’un papier sulfurisé. Ajouter les poireaux blondis sur le fond de tarte et verser le mélange œufs-crème par dessus. Couper le camembert en tranches, les poser sur la tarte.

Mettre au four pendant 30 minutes. À la fin de la cuisson, sortir la tarte du four et la laisser reposer 10 minutes avant de servir.

Bon appétit !