Cake aux carottes et lentilles corail

Un coup d’oeil par la fenêtre et la journée s’annonce aussi maussade que les précédentes. Le printemps s’est caché derrière les parapluies. Tout n’est plus que flaque d’eau. Lorsque la pluie donne un peu de répit à ses gouttes, le vent prend l’affaire en charge. Bref, il fait un temps pourri. On est bien décidé cependant à ce que la météo ne nous gâche pas totalement la saison. Avec un ciré et des bottes pour armure, armé d’un sécateur, on affronte l’humidité pour couper les fleurs du jardin. On ne peut pas en profiter à l’extérieur et bien, tiens, on en profitera à l’intérieur. Iris, pivoines et premières roses sont alors regroupés dans un vase et tout d’un coup, le printemps, privé de dehors, s’invite dans la maison. Qu’il soit le bienvenu.

Pour l’accueillir, il fallait bien une recette haute en couleurs. Carottes et lentilles corail mettront grâce à leur oranger, du soleil dans l’assiette. Je dédie cette recette pleine de gaieté à Cuisinons de saison du blog Cuisine de Gut, tout aussi coloré. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

175g de lentilles corail ; 2 carootes ; 3 oeufs ; 2 gousses d’ail ; 1 cuil. à soupe d’huile d’olive ; 50g d’emmental ; 35g de chapelure ; 1 cuil. à café de graines de cumin ; 1 cuil. à café de curry ; sel, poivre

Faire cuire les lentilles corail dans un grand volume d’eau salée pendant 10 à 15 minutes. Egoutter et réserver.

Préchauffer le four th. 170°C.

Laver, éplucher et couper les carottes en dés. Eplucher et dégermer l’ail.

Faire revenir à la poêle les dés de carottes et les gousses d’ail pressées avec l’huile d’olive pendant 5 minutes. Saler et poivrer.

Dans un saladier, battre les oeufs avec la chapelure. Ajouter les lentilles corail, les carottes, et les épices. Couper l’emmental en dés et l’incorporer au mélange.

Verser la préparation dans un moule à cake et enfourner pour 45 minutes.

Bon appétit !

Pour réaliser ce cake, je me suis inspirée d’une recette trouvée dans mon stock de magazines Elle à table.

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Asperges rôties

Le moment de l’apéritif est idéal pour passer outre les convenances de la table. Aux anges celui qui aime manger avec les doigts ! On peut prendre, sans retenue, entre le pouce et l’index, tranches de saucisson, crevettes, bâtonnets de carotte et autres feuilletés. Les soupes chaudes et froides sont vues directement dans les verrines tandis que l’on trempe tous volontiers les fleurettes de chou-fleur dans un bol de sauce commun. De petites serviettes en papier permettent de maintenir nos mains propres ou de déposer les piques utilisées par les plus délicats d’entre nous.

Pour un apéritif printanier, on choisit de belles asperges vertes à picorer du bout des doigts. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 botte d’asperges vertes ; le jus d’un citron ; fleur de sel ; huile d’olive

Préchauffer le four à 180*C.

Rincer et éponger les asperges vertes, en couper les queues.

Disposer les asperges sur une plaque du four recouverte d’une feuille de papier cuisson. Arroser de jus de citron et d’un filet d’huile d’olive. Parsemer de fleur de sel.

Enfourner pour 12 minutes pour des asperges légèrement craquantes ou 15 minutes pour des asperges fondantes.

À la sortie du four, couper les asperges en tronçons et assaisonner encore d’un peu de fleur de sel. Servir chaud ou tiède.

Bon appétit !

J’ai trouvé cette recette sur le fabuleux blog Torchons et Serviettes.

Koulibiak de saumon aux épinards

Parmi les plats qui sont gravés dans ma mémoire d’enfant comme ayant été des incontournables de la table familiale, il y a le koulibiak. Comme bien des recettes traditionnelles, celle de ce pâté en croûte russe diffère au gré des maisons et des transmissions ; il en va de chacun de se les approprier selon ses désirs et du temps dont on dispose. A la maison, ma mère le préparait lorsque mes parents recevaient du monde à dîner. Elle remportait chaque fois un grand succès.

Pour la recette qui vient, j’ai fait un mélange avec celle de ma mère et celle d’Anne Desplancke du blog On dine chez Nanou qui est très intéressant et que je vous invite à lire. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

Pour la pâte levée : 6g de levure de boulanger ; 10cl + 20cl de lait tiède ; 2 cuil.à café de sucre en poudre ; 2 oeufs ; 1 pincée de sel ; 100g de beurre fondu ; 600g de farine.

Poure la garniture : 600g de saumon frais ; 600g d’épinards frais ; 250g de champignons de Paris ; 20g de beurre ; 2 échalotes ; 2 oeufs ; 3 cuil. à soupe de persil ciselé ; 2 cuil. à soupe d’aneth ciselé ; le zeste d’un petit citron râpé ; 1 cuil. à café d’huile neutre ; sel, poivre ; un peu de lait pour dorer la pâte.

La pâte : Mettre la levure, le sucre et 10cl de lait tiède dans un bol. Mélanger et laisser reposer une dizaine de minutes jusqu’à ce que les bulles se forment à la surface.

Dans le bol d’un robot avec crochet pétrisseur, verser la farine, les oeufs, le beurre fondu, 20cl de lait, le sel et le mélange à base de levure. Pétrir à vitesse lente pendant 5 minutes puis à vitesse rapide pendant 1 minute. Si vous n’avez pas de robot, pétrir la pâte à la main pendant au moins 10 minutes. La pâte obtenue doit être homogène.

Laisser reposer la pâte recouverte d’un torchon pendant 1 heure dans un endroit tempéré à l’abri des courants d’air. Elle va doubler de volume.

Déposer la pâte sur une feuille de papier sulfurisé farinée et l’étaler pour obtenir un rectangle de 30X40 cm. Réserver les chutes pour réaliser la décoration du koulibiak.

La garniture : Nettoyer les champignons, couper les pieds pour ne garder que les têtes, les couper en petits dés. Les faire cuire avec 20g de beurre dans une poêle à feu vif jusqu’à ce que l’eau de cuisson soit évaporée. Réserver.

Laver les épinards, les équeuter et les faire revenir 5 minutes dans une poêle chaude avec 1 cuil. à soupe d’huile. Réserver.

Peler et hacher les échalotes. Cuire les oeufs durs, les écaler et les écraser dans une assiette creuse. Ajouter les échalotes et les herbes ciselées, bien mélanger.

Oter la peau du saumon puis le couper en dés.

Etaler le mélange oeufs-échalotes-herbes au centre du rectangle de pâte. Penser à laisser les bords libres pour pouvoir les replier (8cm à gauche et à droite, 4 cm en haut et en bas). Recouvrir par les champignons puis par les épinards. Ajouter les dés de saumon et aplatir délicatement le tout. Saler, poivrer, parfumer du zeste de citron râpé.

Préchauffer le four th. 200°C.

Rabattre les côtés de la pâte sur la garniture puis les extrémités et appuyer pour souder les jointures. Recouvrir une plaque de cuisson d’une feuille de papier sulfurisé ; y retourner délicatement le koulibiak afin que les soudures se trouvent en dessous. Décorer le dessus avec les restes de pâte puis dorer le tout avec du lait. Glisser au four pendant 40 minutes et laisser reposer une quinzaine de minutes avant de servir.

Bon appétit !

S’il vous reste plus de pâte qu’il n’en faut pour réaliser votre décor, pourquoi ne pas vous en servir pour faire des tartelettes salées au hazard du placard ? Pour les nôtres, j’ai utilisé les pieds des champignons, de la fourme d’Ambert, du jambon blanc et quelques feuilles de thym. Amusez-vous !

Boeuf carottes

Bébé mange ! Les murs, le sol et le plafond de la cuisine ont été protégés par de grandes bâches ; quand bien même la peinture n’est pas d’hier, le moucheté orange n’est pas à notre goût. Le chat a été escorté, pour sa sécurité, dans la pièce voisine. L’enfant, installé dans la chaise haute comme sur un trône, attend qu’on lui donne sa purée avec une impatience telle que s’il ne s’était pas sustenté depuis plusieurs jours. Il y a urgence. Dès les premièrs cuillères, on regrette de ne pas porter casque et visière de protection au regard de nos cheveux crépis de purée de carotte. On a bien fait d’éloigner le chat et son pelage ! Malgré la scène apocalyptique qui se profile dans la cuisine, on est ravi que bébé se régale et attendri par la bouille d’amour du bambin, on sourit devant le carnage faisant fi du nettoyage qui en découle.

Même si bébé est gourmet et gourmand, il reste quelques carottes qui n’ont pas fini en purée « badigeonneuse ». Toutes ces aventures méritent bien un petit plat réconfort qu’on rajoute à la liste des recettes du Cuisinons de saison du super blog Cuisine de Gut. Allez hop, en cuisine !

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Pour 4 personnes, il vous faut :

800g de boeuf à mijoter (type macreuse) ; 8 carottes ; 1 oignon ; 2 gousses d’ail ; 50cl de vin blanc sec ; 20cl de bouillon de boeuf ; 1 brin de thym ; 1 cuil. à soupe d’huile neutre ; persil ; sel ; 5 ou 6 grains de poivre blanc

Couper le boeuf en cubes équivalents à une bouchée. Peler et émincer l’oignon et l’ail. Eplucher et couper les carottes en rondelles.

Dans une cocotte, faire dorer la viande sur toutes les faces dans 1 cuil. à soupe d’huile.

Ajouter l’oignon et l’ail émincés, le thym et les carottes. Mouiller avec le vin blanc et le bouillon puis ajouter les grains de poivre blanc. Mélanger le tout.

Cuire à couvert sur feux doux pendant 1h30 en mélangeant de temps en temps.

Au moment de servir, saler et parsemer de persil ciselé.

Bon appétit !

Soupe au parmesan

« Allez, je finis la page et je ferme le livre ». Voilà à peu près une vingtaine de pages qu’on se répète cette résolution sans parvenir à quitter le récit dans lequel on est plongé. Finalement, le sommeil ou le téléphone nous forceront à clore le bouquin, parfois à l’antépénultième paragraphe de la fin d’un chapitre. On était pourtant décidé à ne lire que pendant quelques minutes mais l’histoire racontée est prenante et l’abandon de notre réalité est tellement confortable.

Lorsque cette frénésie de lire nous prend, on a envie de faire suivre notre livre partout, en toute circonstance. Même en mangeant. L’avantage lorsqu’on déguste une bonne soupe, c’est qu’on n’a besoin que d’une main pour tenir la cuillère. L’autre peut aisément alors garder l’ouvrage ouvert et on peut continuer notre lecture. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

1 chou vert ; 3 courgettes surgelées ; 3 poireaux ; 6 pommes de terre ; 1 gousse d’ail ; 1 litre de bouillon de volaille ; 3 cuil à soupe d’huile d’olive ; copeaux de parmesan ; sel, poivre

Couper le chou en quatre puis chaque quartiers en lanières d’un demi centimètre environ. Les laver. Rincer les poireaux et les couper en rondelles. Peler les pommes de terre, les rincer et les couper en petits cubes. Peler et hacher l’ail. Couper le parmesan en copeaux.

Mettre le chou, les pommes de terre et l’ail dans une marmite. Verser le bouillon et compléter avec de l’eau jusqu’à couvrir largement. Porter à ébullition et laisser cuire 10 minutes à feu moyen. Ajouter les courgettes et les poireaux et cuire 25 à 30 minutes encore.

Saler, poivrer. Verser l’huile d’olive et parsemer des copeaux de parmesan. Servir la soupe très chaude.

Bon appétit !

Pourquoi des courgettes surgelées ? Et bien car ce n’est pas la saison donc hors de question d’en utiliser des fraîches ! Les miennes, du jardin, attendaient patiemment dans le congélateur. Vous en trouverez dans n’importe quel bon rayon surgelés.

Tarte poireaux camembert

On a pris des congés, quelques jours consacrés à notre chez nous. La liste des choses à faire est longue comme un jour sans pain mais la motivation est grande. Déterminés, on s’attaque aux ouvrages dès le petit-déjeuner pris et la journée passe sans s’en rende compte. Soudain, une voix s’élève : « T’as pas faim, toi ? » Ah mince, on a grignoté à midi et la préparation du dîner nous était complètement sortie de l’idée, tout affairés qu’on est.

Un bol de soupe et une bonne tarte aux poireaux camembert composeront le repas de ce soir. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

Pour la pâte brisée : 1 œuf ; 200g de farine + farine pour le plan de travail ; 100g de beurre ; 1 pincée de sel ; 2 cuil à soupe d’eau

Pour la garniture : 3 poireaux ; 1/2 camembert ; 2 œufs ; 100g de crème fraîche ; 10g de beurre ; sel, poivre ; 1 pincée de noix de muscade râpée

La pâte : mettre la farine dans un saladier en creusant un puits, ajouter une pincée de sel. Casser l’œuf au centre et verser le beurre fondu. Travailler avec les doigts pour bien incorporer tous les ingrédients. Ajouter l’eau et pétrir à nouveau jusqu’à obtention d’une boule homogène et souple. Laisser reposer 30 minutes au réfrigérateur.

Préparer la garniture : rincer les poireaux et les émincer. Faire fondre le beurre dans une sauteuse, y verser les poireaux et les faire blondir. Saler, poivrer.

Fouetter les œufs avec la crème fraîche et la noix de muscade.

Préchauffer le four à 180*C.

Étaler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’abaisser dans un moule à tarte recouvert d’un papier sulfurisé. Ajouter les poireaux blondis sur le fond de tarte et verser le mélange œufs-crème par dessus. Couper le camembert en tranches, les poser sur la tarte.

Mettre au four pendant 30 minutes. À la fin de la cuisson, sortir la tarte du four et la laisser reposer 10 minutes avant de servir.

Bon appétit !

Velouté de courge musquée à la noisette

Cela fait plusieurs jours qu’on a cette soirée en tête. On va faire un plateau télé. Pour une fois, on a terminé les tâches quotidiennes à temps pour le début du programme ; pas de linge à plier, de jouets à ranger, de lunch box à préparer. Une fois l’eau à ébullition, on y a plongé l’œuf frais et lancé immédiatement le minuteur. 3 minutes pile. La baguette avec laquelle on a fait les mouillettes est bien fraîche. Ding ! C’est prêt. Coquetier, œuf décalotté, mouillettes beurrées. On s’installe confortablement sur le canapé, le plateau posé sur les cuisses, les pieds sur la table basse. Le film va tout juste commencer, le timing est parfait.

Une soupe ferait un bon apport de légumes à notre menu. Et oui, l’œuf coque-mouillettes c’est délicieux mais il faut équilibrer un peu ce plateau. Ça tombe bien, la soupe, nous, on aime ça. Autant que les œufs. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1kg de courge musquée ; 30cl de lait ; une vingtaine de noisettes ; 4 tranches fines de chorizo ; 1 cuil à soupe d’huile de noisette

Éplucher, épépiner et couper la courge en cubes déposés ensuite dans une casserole. Verser le lait et couvrir d’eau à hauteur. Porter à ébullition puis cuire à feu moyen pendant 30 minutes.

Pendant ce temps, casser les noisettes, les couper grossièrement en 4 et réserver.

Une fois la courge cuite, verser le contenu de la casserole dans le blender, saler, poivrer et verser une cuil à soupe d’huile de noisette. Mixer jusqu’à obtenir un velouté onctueux et lisse.

Dans une poêle chaude, déposer les tranches de chorizo et les faire revenir une ou deux minutes.

Servir le velouté et déposer sur le dessus les noisettes et une tranche de chorizo.

Bon appétit !