Gratin de courgettes, chèvre et chorizo

Cela vous est-il déjà arrivé d’entrer dans une pièce avec un but en tête puis d’effectuer une tâche quelconque et d’oublier pourquoi vous êtes venus initialement ? On vaque alors à des occupations diverses et tout d’un coup, le but oublié revient à notre esprit. Hop, demi-tour illico presto avant qu’il ne s’échappe à nouveau. C’est tellement agaçant…

Et bien voilà ce qui s’est passé pour cette courgette énorme oubliée dans le jardin. Un gratin sera parfait pour en cuisiner… la moitié.

Allez hop, en cuisine !

3 courgettes ; 50g de chorizo fort ; 1/2 bûche de chèvre ; 2 œufs ; 30cl de crème fraîche ; 1 gousse d’ail ; 30g d’emmental ; huile d’olive ; noix de muscade râpée ; sel, poivre

Laver et détailler les courgettes en fines lamelles. Les faire revenir une dizaine de minutes dans une poêle chaude avec un filet d’huile d’olive en remuant régulièrement.

Préchauffer le four à 190*C.

Battre les œufs et la crème. Saler, poivrer et ajouter une tombée de noix de muscade râpée.

Éplucher une gousse d’ail. Frotter un plat à gratin avec la gousse, fond et parois. Déposer les courgettes dans le plat, les recouvrir avec l’appareil œufs-crème. Détailler le chorizo et le chèvre en tranches. Les déposer sur les courgettes puis parsemer d’emmental râpé.

Cuire au four pendant 30 minutes.

Bon appétit !

Coulis de tomates

Dans un potager, les tomates, c’est un peu comme les repas des fêtes de fin d’année. On les attend, piétinant d’impatience et lorsque la dite période arrive à terme, on est quasi en overdose. Janvier arrivé, on ne peut plus voir un volatile en peinture de même qu’aux premières feuilles d’automne, la moindre salade de tomates nous fait soupirer d’ennui.

Alors bien qu’on ait chanté sous le soleil d’été comme la cigale, notre côté fourmi ressort avec nos conserves pour les jours froids. Coulis de tomates pour commencer les réserves. Allez hop, en cuisine !

Il vous faut :

2kg de tomates ; 1 brin de romarin ; 2 brins de thym ; 1 feuille de laurier ; 2 gousses d’ail ; poivre

Laver les tomates et ôter le pédoncule. Éplucher les gousses d’ail. Rassembler en bouquet les aromates.

Dans un faitout, couper les tomates grossièrement. Rajouter le bouquet d’aromates, les gousses d’ail entières et trois ou quatre tours de moulin à poivre.

Couvrir et cuire 45 minutes à feu moyen. Ôter le couvercle et poursuivre la cuisson 30 à 40 minutes à feu doux, en maintenant une petite ébullition et en remuant régulièrement.

Pendant ce temps, ébouillanter les pots et couvercles puis les laisser sécher renversés sur un torchon propre.

Enlever ail et aromates et mixer les tomates cuites. Remettre le coulis dans le faitout et porter à ébullition. Remplir les pots avec le coulis, refermer, les renverser. Attendre que le coulis soit complètement refroidi pour remettre les pots à l’endroit et les ranger.

Bon appétit !

Gratin de chou-fleur aux lardons, jambon et moutarde à l’ancienne

L’idée. L’idée lumineuse. L’idée salvatrice. La bonne idée. Elle arrive sans prévenir, soudaine et parfois fugace, comme le flash d’un appareil photo. Tout se profile alors nettement. Un dessin, une image jaillissent. On les couche alors sur le papier, ou on l’imprime dans notre cerveau afin qu’elle ne s’enfuit pas.

Mais quand elle ne vient pas, se refuse à notre esprit, elle nous laisse une sensation de vide. Un désarroi. Il arrive donc qu’on tatonne, qu’on teste, qu’on esquisse dans le vague. On va la chercher cette idée, la débusquer dans un recoin où elle s’est bien cachée. Celle-là, s’avère souvent être aussi bonne que celle qui passe dans la lumière. La chasse a été bonne et la musette remplie de satisfaction.

Un gratin de chou-fleur, oui mais bof. Alors quoi ? En furetant dans la bibliothèque immense qu’abrite la Toile, l’idée est venue. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 chou-fleur ; 15cl de lait ; 25cl de crème liquide ; 150g de lardons ; 2 tranches de jambon blanc ; 80g de parmesan ; 2 cuil à soupe de moutarde à l’ancienne ; noix de muscade ; sel, poivre

Netooyer le chou-fleur, le détailler en bouquets et cuire à l’eau bouillante salée une dizaine de minutes. Egoutter.

Râper le parmesan.

Dans une casserole, porter le lait et la crème liquide à ébullition. Ajouter les lardons, le jambon détaillé grossièrement en lamelles, la moitié du parmesan râpé et couper le feu. Ajouter la moutarde. Assaisonner de poivre, de noix de muscade râpée et très légèrement de sel. Mélanger et laisser tiédir 15 minutes.

Préchauffer le four à 200°C.

Disposer les bouquets déchu-fleur dans un plat à gratin, verser la sauce et parsemer du reste de parmesan. Enfourner 15 minutes.

Risotto aux asperges blanches

De petites et jeunes dents mais un palais certain. Elles croquent autant la vie que les fruits à pleines dents, le menton dégoulinant de jus et les yeux pleins de plaisir de manger. Chaque coup de fourchette est assuré, portant à leur bouche déjà experte les mets, tels des trésors dont il faut profiter. Certains diront que ce temps-là des omnivores s’envole vite au profit de repas moins sereins et d’aliments boudés. Savourons alors de les voir découvrir et se régaler.

Au menu des gastronomes aujourd’hui, un risotto avec des asperges fraîchement cueillies. Avec un peu de chance, nous pourrons en manger aussi, si elles en laissent… Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 botte d’asperges blanches ; 250g de riz arborio ; 3 échalotes ; 30cl de vin blanc sec ; 90cl de bouillon de légumes ; 3 cuil à soupe de mascarpone ; 4 cuil à soupe de parmesan râpé ; sel, poivre ; huile d’olive

Éplucher les asperges et les cuire dans un grand volume d’eau bouillante salée pendant 10 minutes. Les égoutter et les passer sous l’eau froide pour arrêter la cuisson. Les couper en petits tronçons. Réserver.

Éplucher et émincer finement les échalotes.

Dans un faitout, faire revenir les échalotes avec 3 cuil à soupe d’huile d’olive jusqu’à ce qu’elles deviennent translucides. Ajouter le riz et remuer sans cesse pendant 1 minute. Verser le vin blanc, baisser à feu doux et l’aider l’alcool s’évaporer. Ajouter le bouillon louche après louche, en remuant toujours sans discontinuer. Recommencer à chaque fois que le bouillon est absorbé par le riz, jusqu’à l’avoir tout utilisé.

Lorsque le riz est tendre, ajouter les asperges, le mascarpone et le parmesan râpé. Saler et poivrer. Bien mélanger. Servir aussitôt.

Bon appétit !

Choux de Bruxelles aux lardons

Ah, la cantine scolaire ! Nous avons tous des souvenirs de la cantine. Alignés dans le réfectoire, dévorant une tranche de pain avant même d’avoir goûté les crudités servies dans des récipients en inox. Chacun déchiffrait dans le fond du verre Duralex le nombre qui indiquerait son âge. Un jour 36 ans, le lendemain 12, en fin de semaine 57 ! Ingrats que nous étions, nous boudions souvent les efforts de la cantinière pour nous faire manger du « vert ». Les zaricots, les zépinards, les salsufis et les choux de Bruxelles. Beurk, les choux de Bruxelles !

Deux, trois ou cinq décennies plus tard, nous voilà réconciliés avec ce « truc dégoûtant » qui n’en est point. Courage, vous allez voir, c’est très bon les choux de Bruxelles. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1,5kg de choux de Bruxelles ; 1 oignon ; 200g de poitrine de porc salée ou de lardons ; 50g de pecorino râpé ; huile d’olive ; sel, poivre

Nettoyer les choux de Bruxelles et les faire cuire 8 minutes dans une casserole d’eau salée. Rincer à l’eau froide et laisser bien égoutter.

Peler et émincer l’oignon finement. Le faire fondre dans une poêle chaude avec un filet d’huile d’olive. Ajouter la poitrine coupée en dés ou les lardons et les faire revenir.

Ajouter ensuite les choux de Bruxelles et faire revenir à feu doux une dizaine de minutes en remuant régulièrement afin qu’ils n’accrochent pas.

Saler peu, poivrer et parsemer du pecorino râpé. Bien mélanger et servir chaud.

Bon appétit !

Tarte aux poires et au roquefort

On se rend toujours dans cette grande surface suédoise de l’ameublement avec la ferme intention de n’en repartir qu’avec le strict minimum. Les mesures exactes ont été prises au préalable, on a même rédigé une liste de courses pour ne pas se laisser déborder par la fièvre acheteuse. On sera fort !

Deux heures plus tard, on ressort de là avec un chariot plein de notre liste et de quelques petits trucs en plus. Un ou deux, c’est tout… bon allez, avouons-le, il s’agit réellement de quatre ou cinq voire six ou sept petits trucs en plus. Il faut nous comprendre. Les couleurs de ce coussin feront ressortir le canapé, cette bougie parfumée a une odeur très agréable, cette housse de couette prendra la place de celle qu’on se traîne depuis des lunes, la cuillère à miel remplacera celle qu’on ne retrouve plus (et puis qui réapparaîtra bizarrement quand on rangera la neuve dans le tiroir),… Finalement on fera des yeux carrés devant le montant final de nos achats affiché en caisse et on repartira avec un petit sentiment de culpabilité et une excitation de gosse à l’idée de mettre les nouveaux éléments de décoration en place.

Dans mon chariot suédois, s’est glissé un moule à tarte tout simple (oui, encore un!). Il fallait bien l’essayer. Une tarte aux poires et au roquefort l’inaugurera. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

Pâte feuilletée ; 2 belles poires guyot ou conférence ; 125g de roquefort ; 200g de crème fraîche ; 3 œufs ; sel, poivre

Étaler la pâte feuilletée sur un plan fariné au diamètre du moule à tarte. Déposer une feuille de papier cuisson sur le fond du moule et y abaisser la pâte.

Préchauffer le four à 180°C.

Peler, épépiner et couper les poires en lamelles puis les déposer sur la pâte.

Fouetter ensemble les œufs et la crème. Saler légèrement, poivrer. Verser sur les poires.

Détailler le roquefort en tranches fines et les disposer sur la tarte. Enfourner pendant 30 minutes.

Bon appétit !

Jarret de veau confit

On s’attache à arriver à l’heure, voire en avance au travail. La moindre des choses, dirons-nous. En revanche, dans notre vie privée, retardataires est le qualificatif qui nous va à merveille. Les raisons peuvent être multiples. Un réveil repoussé de quelques minutes, une ou deux tâches ménagères glissées dans l’espace temps juste avant de partir, un coup de fil inattendu, le chat ou le chien qui fait des siennes, une place de parking introuvable. Bref, on est toujours en retard.

Ce jour-là, on est en avance. À côté de l’adresse du rendez-vous, un parc. Il y a un air de printemps, le soleil est sorti, on se hasarde dans les allées, un petit détour. Un léger parfum de chèvrefeuille accompagne nos pas et le souvenir de cette douce odeur restera en nous encore un peu. Une belle parenthèse avant de revenir dans la vie pressée. Mais finalement cette parenthèse fait partie de la vie.

Le jarret de veau à l’orange est un plat qui demande peu de temps de préparation et une longue cuisson. On a anticipé, cette fois-ci aussi on sera à l’heure pour le repas, en avance même. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 jarret de veau ; 2 oranges bio ; 1 oignon ; 1 gousse d’ail ; 1 feuille de laurier ; 2 branches de thym frais ; 2 cuil à soupe de miel ; huile d’olive ; sel, poivre

Peler l’oignon et l’émincer ; peler la gousse d’ail. Laver les oranges, en râper le zeste d’orange puis les presser.

Préchauffer le four à 150°C.

Dans une cocotte en fonte, chauffer un filet d’huile d’olive et faire revenir l’oignon émincé avec le jarret.

Badigeonner le jarret de miel sur toutes les faces.

Verser le jus des oranges dans la cocotte, ajouter l’ail pressé, le laurier et le thym. Saler, poivrer

Fermer la cocotte et cuire au four pendant 2 heures.

À la sortie du four, ajouter les zestes d’orange.

Bon appétit !

Des pâtes fraîches ou des fonds d’artichaut seront parfaits pour accompagner ce jarret confit.

Je ne préparais par du tout le jarret de veau de la sorte. Le blog Sel et poivre m’a bien inspiré pour cette recette.