Panettone

Le soleil tape derrière la vitre, chauffant de ses rayons la pièce un peu fraîche encore ce matin. C’est une journée de printemps comme on les aime. Douce, inondée de soleil, égayée par les chants des oiseaux et parfumée des fleurs de fruitiers. C’est un temps idéal pour pétrir une pâte et la laisser gonfler près de la fenêtre. Ca tombe bien, je mangerais bien un panettone. Allez hop, en cuisine !

Il vous faut :

4 jaunes d’oeufs ; lait ; 600g de farine ; une bonne pincée de sel ; 90g de sucre ; 1 sachet de levure de boulanger déshydratée ; 100g de beurre frois ; 100g de raisins secs ; 100g d’écorces d’orange confites ; 1 cuil. à soupe de rhum ; 1 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger ; 1 jaune d’oeuf pour la dorure

Laisser macérer les raisins secs dans un bol avec le rhum et 1 cuil. à soupe d’eau bouillante pendant 20 minutes. Couper les écorces d’orange confites en petits cubes.

Dans un verre mesureur, mettre les jaunes d’oeufs et compléter avec le lait pour obtenir 360ml.

Dans le bol du robot, verser la farine, la levure, le sucre, l’eau de fleur d’oranger, le sel et le mélange lait-oeufs. Pétrir 10 minutes à vitesse lente. Couper le beurre froid pour l’ajouter et pétrir 10 minutes encore à vitesse lente.

Ajouter les raisins égouttés et les oranges confites. Pétrir rapidement.

Couvrir d’un film alimentaire et laisser gonfler pendant 1 heure près d’une source de chaleur.

Dégazer (appuyer sur la pâte plusieurs fois pour faire sortir le gaz), former une boule et la placer dans un moule haut. Laisser lever à nouveau jusqu’à ce que la pâte double de volume, environ 1 heure à 1 heure et demi.

Préchauffer le four à 180°C. Dorer le panettone à l’oeuf et enfourner 35 à 40 minutes. Si besoin, vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau ; elle doit ressortir sèche.

Bon appétit !

Après de multiples recherches, j’ai enfin trouvé la recette de panettone que je préfère et que je vous livre ici, sur l’excellent blog On dine chez Nanou. Merci à elle de ce plaisir des papilles ! IMG_E5160.JPGIMG_E5158

En guise de verre mesureur, j’utilise ici un biberon sur lequel sont indiquées plus précisément les graduations.

Je cuis mon panettone dans mon moule à charlotte à parois lisses.

 

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Petits fondants au chocolat

Chocolat , ail, gingembre, huîtres, céleri… outre le fait que tout ces éléments se mangent, ils ont un autre point commun. On les dit aphrodisiaques. Voilà quelques jours, ils ont été mis sur le devant de la scène avec batterie de cœurs et bouquets de roses rouges. Que l’on croit en leur vertu miraculeuse ou non, il n’en reste pas moins qu’ils réjouissent nos papilles et c’est bien là l’essentiel.

Et puis, après tout, on ne voit pas pourquoi il faudrait un événement particulier pour se régaler. Alors, aujourd’hui, c’est fondant au chocolat au dessert ou au goûter, c’est comme vous voulez. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 petits fondants, il vous faut :

100g de chocolat noir 70% ; 10g de cacao en poudre non sucré ; 100g de beurre + beurre pour les moules ; 2 œufs ; 70g de sucre en poudre ; 50g de farine + farine pour les moules ; 3g de levure chimique

Faire fondre le chocolat avec le beurre. Bien mélanger et ajouter le sucre et les œufs en remuant à la spatule jusqu’à obtenir un mélange lisse.

À part, mélanger la farine, le cacao et la levure. Ajouter au chocolat et battre au fouet pour que l’appareil soit homogène.

Beurrer et fariner des petits ramequins, y verser la pâte.

Réserver au frais au moins 1 heure.

Enfourner à four chaud (200*C) pendant 6-7 minutes.

Servir chaud, tiède ou froid.

Bon appétit !

Vous pouvez préparer la pâte la veille et la garder au réfrigérateur pendant la nuit. Les fondants n’en seront que meilleurs.

Ajouter à l’envi des écorces d’oranges confites, des noisettes entières,… au mélange.

Nougat glacé

La dinde a été commandée depuis plusieurs semaines. Entourée de marrons et de champignons, elle aura cuit pendant des heures dans le four et on aura pris soin de l’arroser régulièrement. Une fois découpée, elle sera accueillie à table par des oh et des ah prononcés par la tablée toute entière. Précédée par foie gras et saumon, les fromages de différentes régions la suivront. Après de tels mets, il était coutume de clôturer le repas par une bûche à la crème au beurre qui appelait la prise d’un comprimé effervescent pour aider à la digestion.

Exit la crème au beurre et les bulles digestives. Cette année, nous remplaçons le traditionnel gâteau roulé par un nougat glacé. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

3 blancs d’œufs ; 30cl de crème liquide entière ; 100g de sucre en poudre ; 40 g d’amandes entières non mondées ; 40g de noisettes entières ; 40g de pistaches ; 40g de raisins secs ; 3 cuil à soupe de miel ; 3 cuil à soupe de rhum

Mettre les raisins à tremper dans le rhum pendant au moins 20 minutes.

Couper grossièrement les amandes, noisettes et pistaches en morceaux. Les faire torréfier quelques minutes dans une poêle sur feu moyen. Saupoudrer de 60g de sucre et baisser le feu. Une fois le sucre transformé en caramel, bien enrober les fruits secs. Les déposer sur une feuille de papier sulfurisé et laisser refroidir complètement.

Battre les blancs en neige. En même temps, faire chauffer dans une casserole 3 cuil à soupe de miel et 40g de sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange atteigne 117*C. Tout en continuant de battre les blancs à vitesse lente, verser petit à petit le mélange chaud sur les blancs. Augmenter la vitesse jusqu’à obtenir des blancs fermes et brillants.

Monter la crème bien froide en chantilly. L’incorporer délicatement alors aux blancs avec une spatule. Ajouter les fruits caramélisés détaillés en petits morceaux et les raisins essorés.

Filmer un moule à cake et y verser l’appareil. Laisser reposer au moins 12h au congélateur.

Démouler et servir avec un coulis de fruits rouges.

Bon appétit et joyeuses fête à vous tous !

Crêpes de l’empereur

C’est dimanche. Ce matin, on a fait la grasse matinée. Puis, l’un d’entre nous s’est dévoué pour passer le premier dans la salle de bains et sortir acheter le pain et le journal. Les autres ont mis la table. Un bouquet de fleurs en ornera le centre ; tasses, petites assiettes et verres à jus de fruits composeront la vaisselle. On se dépêche, les invités vont bientôt arriver. On va bruncher.

Les crêpes de l’empereur auront leur place sur la table. La recette de ce dessert autrichien attendait depuis longtemps parmi la pile de celles à tester. C’est chose faite et j’ai eu tort d’attendre si longtemps. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 œufs ; 175g de farine ; 30cl de lait entier ; 50g de sucre en poudre ; 50g de raisins secs ; 1 cuil à soupe de rhum ; 1 cuil à soupe d’eau bouillante ; sucre glace.

Mettre les raisins à tremper avec une cuil à soupe de rhum et une cuil à soupe d’eau bouillante pendant une vingtaine de minutes.

Séparer les blancs des jaunes.

Mélanger la farine aux jaunes et délayer petit à petit avec le lait. Ajouter les raisins et mélanger à nouveau.

Monter les blancs en neige et y incorporer le sucre en poudre jusqu’à obtenir des blancs brillants. Les ajouter délicatement à la préparation des jaunes.

Chauffer une poêle de 25cm de diamètre. Y verser la pâte et faire cuire à feu doux pendant 10 minutes environ. Faire glisser la crêpe sur une assiette et la retourner dans la poêle pour cuire l’autre face.

Découper grossièrement en rectangles à l’aide d’une fourchette (comme une omelette) ou au couteau. Laisser refroidir. Au moment de servir, saupoudrer de sucre glace.

Bon appétit !

Cette recette est inspirée de celle du blog On dîne chez Nanou. Allez y faire un tour, il est vraiment super.

Salade de clémentines au sirop d’épices

Peu importe à quel moment de l’hiver le phénomène survient, c’est l’événement. Le premier coup d’œil à l’extérieur du matin nous dévoile un environnement recouvert d’un manteau et crée la surprise. Cela sera le sujet principal de la journée : dans les médias, on évoquera les villes et campagnes blanchies ainsi que les voies de circulation perturbées ; dans les conversations, on comparera les centimètres tombés ; chaque utilisateur des réseaux sociaux ira de sa photo… Bref, il a neigé.

On pense souvent alors chocolat chaud, soupe fumante, tartiflette, fondue savoyarde. Et pourquoi pas salade de fruits ! Des fruits de saison bien sûr, accompagnés d’épices qui rappellent Noël : cannelle, gingembre, badiane.

Je souhaiterais compléter la liste des recettes proposées par les copains et copines blogueurs pour Cuisinons de saison en décembre du blog Cuisine de Gut. Ne manquez pas d’aller consulter leurs recettes en cliquant ici.

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Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

6 clémentines ; 10cl d’eau ; 100g de sucre ; 2 ou 3 étoiles d’anis étoilé ; 2 cuil. à café de cardamome en poudre ; 1 cuil. à soupe de gingembre en poudre ; 1 bâton de cannelle ; 2 clous de girofle ; 3 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger ; le jus de 2 clémentines.

Éplucher les clémentines et couper les suprêmes en 2 ou 3, selon la taille des fruits, pour les réserver dans un saladier.

Dans une casserole, faites bouillir l’eau, le sucre et les épices puis cuire 4 minutes environ jusqu’à obtenir un sirop. Le filtrer puis ajouter l’eau de fleur d’oranger et le jus de 2 clémentines. Laisser refroidir.

Verser 2 ou 3 cuil. à soupe du sirop d’épices sur les cubes de clémentines et bien mélanger pour bien enrober les fruits.

Réserver au frais jusqu’au moment de servir.

Bon appétit !

Je préfère les clémentines corses en cette saison plutôt que les espagnoles. C’est mon petit côté chauvin… hi, hi !

Le sirop d’épices s’accorde très bien avec d’autres agrumes comme les oranges et les pamplemousses.

Changeons un peu ! Après un repas de Noël toujours assez riche, vous pourriez remplacer la traditionnelle bûche par ce dessert plus léger. Accompagné de petits sablés de Noel, c’est un délice.

Tarte aux clémentines

On nous a bien appris lorsque nous étions enfant qu’il ne fallait pas prendre la dernière part et la laisser pour les autres. Alors, lorsque l’hôte propose à la tablée la dernière part de dessert, chacun refuse poliment, de peur de se voir taxer de trop gourmand. Le plat repart en cuisine, cette fameuse esseulée est ensuite remisée au réfrigérateur et on se dit « On la mangera demain ». Mais qui, demain, aura le droit au déjeuner ou au dîner, de prendre cette dernière part ? Elle est trop petite pour être partagée. Un habitant de la maisonnée viendra donc, en cachette des autres, voler cette dernière part et la mangera en se délectant de ce petit péché ainsi accompli.

A qui proposerez-vous la dernière part de cette tarte aux clémentines sur pâte brisée au chocolat ? Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

Pour la pâte brisée au chocolat : 100g de farine ; 50g de sucre glace ; 1 cuil. à soupe de cacao en poudre non sucré ; 1 jaune d’oeuf ; 1/2 cuil. à café d’extrait de vanille ; 60g de beurre coupé en dés ; 1 pincée de sel.

Pour le curd aux clémentines : 5 clémentines ; 4 oeufs entiers ; 120g de sucre en poudre ; 70g de beurre coupés en dés.

Tamiser la farine et faire un puits au milieu. Y verser le sel, le sucre glace, le cacao, le jaune d’oeuf, la vanille et le beurre ramolli. Pétrir pour obtenir une pâte souple. Si nécessaire, ajouter petit à petit un peu d’eau froide. Former une boule et laisser reposer 1 heure au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 210°C.

Laver les clémentines, les sécher et les zester. Les couper en deux pour les presser et réserver le jus obtenu.

Sortir la pâte brisée au chocolat du réfrigérateur et l’étaler. En garnir un moule à tarte et faire cuire à blanc pendant 15 minutes.

Préparer le curd aux clémentines : dans un saladier, battre les oeufs entier avec le sucre jusqu’à ce qu’ils blanchissent. Dans une casserole, faire fondre le beurre avec le jus et les zestes de clémentines. Ajouter les oeufs battus, porter à ébullition puis faire épaissir doucement en remuant sans cesse au fouet pendant environ 3 minutes.

Garnir le fond de tarte de cette crème et placer au frais pour figer.

Bon appétit !

Nous devons la recette de la pâte brisée au chocolat à la blogueuse Mimi Thorisson. Vous pouvez également réaliser cette tarte avec une pâte sablée.

 

Sucettes de physalis

On le nomme physalis, amour en cage, lanterne japonaise ou chinoise, coqueret. Il finit souvent sur le bord d’une assiette, injustement relégué au rang de simple élément de décor. On s’est d’abord extasié sur la beauté de l’ensemble décoratif dont il a fait partie ; plus tard, à la découpe et au service du dessert ainsi orné, celui qui en hérite fait un peu la moue. Il aurait préféré la tranche d’orange confite ou encore la grappe de groseilles. Pourtant, ce fruit délicat saurait étonner les papilles si on voulait bien le croquer. Pour ne rien gâcher, il s’offre à celui qui l’ouvre tel une fleur et s’enveloppe d’une fine dentelle qui lui confère une finesse distinguée.

Si on hésite encore à espérer être servi de la part d’entremet qu’il embellit, pourquoi ne pas l’essayer avec un café ? On n’en fera qu’une bouchée, mais quelle bouchée !

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Allez hop, en cuisine !

Pour une douzaine de sucettes, il vous faut :

12 physalis ; 20g de chocolat noir ; 2 cuil. à soupe de noix de coco râpée.

Ouvrir les physalis et les détacher de leur enveloppe (appelée vésicule). Les piquer au bout d’un cure-dent.

Faire fondre le chocolat au bain-marie sans remuer ; disposer la noix de coco râpée dans un bol ou une assiette creuse.

Dès que le chocolat est fondu, y tremper délicatement le fond d’un physalis puis le rouler dans la noix de coco. Laisser prendre puis recommencer l’opération pour chaque baie.

Bon appétit !

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