Gratin de fenouil au parmesan

S’il y a bien un récipient dont on se sert à toutes saisons en cuisine, c’est le plat à gratin. De toutes tailles, couleurs, il est nécessaire, évidemment, à toutes formes de gratins mais aussi à bien d’autres préparations. Le factotum de la cuisine c’est lui ! Cuisson des rôtis, moule à tiramisu et autres flans, récipient à tians, réceptacle pour bain-marie…

Avouons-le, même celui qui est ébréché. Mais si, celui qu’on cache au fond du placard mais qu’on dégaine à la première occasion parce que , quand même, il est fort utile et qu’on n’arrive pas à le jeter, et que c’est le premier qu’on a eu, et que c’est tata Francette qui nous l’offert, et que le gratin dauphinois est meilleur avec celui-là, etc. Bref ! On ne le jettera que lorsqu’il finira par s’ouvrir complètement pendant la cuisson d’un poulet, inondant le four du délicieux jus de cuisson…

On le ressort une énième fois donc, pour un gratin bien sûr. Un gratin de fenouil au parmesan pour accompagner un poisson grillé par exemple. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

3 bulbes de fenouil ; 150g de parmesan ; 40g de beurre ; thym frais ; sel, poivre

Laver le fenouil, couper le talon et les tiges puis l’émincer en tranches épaisses. Conserver quelques pluches.

Plonger le fenouil dans une casserole d’eau bouillante salée pendant 10 à 15 minutes pour le faire blanchir. Bien l’égoutter.

Faire fondre le beurre. Râper le parmesan.

Préchauffer le four à 190*C.

Dans un plat à gratin, tapisser le fond avec la moitié des tranches de fenouil. Arroser de beurre fondu et parsemer de parmesan râpé. Saler et poivrer. Recommencer l’opération une deuxième fois en recouvrant totalement le fenouil de parmesan râpé.

Enfourner pour 20 minutes.

Décorer de quelques peluches de fenouil.

Bon appétit !

Emietté de dorade, curry de courgettes

Cette petite robe, elle nous faisait de l’œil dans la vitrine. Chaque fois qu’on passait devant la boutique, on s’arrêtait devant elle et on se voyait déjà dedans. Un jour qu’il fait beau et chaud, finalement on passe le seuil du magasin et on en ressort, après essayage pour confirmation, avec un sac en papier contenant l’objet de notre convoitise. Hâte de l’enfiler. Et bien, que nenni. De la porter on devra attendre. Voilà que les éléments ont décidé de mettre notre futilité à l’épreuve. Pluie, vent, thermomètre en dessous des normales saisonnières comme dit si bien le présentateur météo. Pfff ! Bon, ben, il faut se dire que le soleil reviendra.

Pour mettre un pied dans l’été, un plat alliant chaud et froid est de rigueur : curry de courgettes chaud servi avec un émietté de dorade froid. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

2 dorades ; 2 brins de thym frais ; 1 feuille de laurier ; 1 filet d’huile d’olive ; poivre

4 belles courgettes ; 1 oignon ; une dizaine de tomates cerise ; 1 gousses d’ail ; 1 cuil à café de gingembre en poudre ; 2 cuil à soupe de curry ; 200ml de lait de coco ; huile neutre ; sel, poivre

Préchauffer le four à 180*C.

Évider et rincer les dorades.

Dans un plat allant au four, déposer les dorades sur une feuille de papier cuisson après les avoir garnies de thym et de laurier. Poivrer et arroser d’un filet d’huile d’olive. Cuire au four pendant 30 minutes.

Lever les filets et les réserver.

Laver et éplucher les courgettes. Éplucher et émincer l’ail et l’oignon. Laver les tomates cerise.

Couper les courgettes en cubes. Dans une cocotte, verser un filet d’huile neutre et faire revenir l’ail et l’oignon jusqu’à ce que celui-ci devienne translucide. Ajouter alors le curry et le gingembre et remuer sans cesse environ 30 secondes. Ajouter ensuite les courgettes et les tomates coupées en 2 dans la longueur. Cuire à couvert à feu doux 15 à 20 minutes en remuant régulièrement. Verser alors le lait de coco et mijoter encore 10 minutes afin que les courgettes complotent. Saler, poivrer.

Disposer le curry de courgettes chaud sur une assiette et émietter les filets de dorade froids sur le dessus.

Bon appétit !

Joues de bœuf à la gremolata

C’est jour de fête. Le soleil étant de la partie, la table a été dressée à l’extérieur et s’est parée de beaux atours. Chacun s’est endimanché, tout en chic décontracté comme un commun accord. Paquets cadeaux aux couleurs pastels et fleuris entourent les bouquets de fleurs printanières, cadeaux pour la reine de la journée. Bientôt les discussions à bâtons rompus et les rires empliront l’atmosphère tandis que les enfants courront dans le jardin, rapportant des traînées vertes d’herbe sur leurs genoux, témoins de leurs jeux. Après le repas, certains s’étendront sur la pelouse pour s’assoupir un instant, d’autres arpenteront les massifs pour plonger leur nez et d’enivrer du parfum des roses.

Pour ne pas se lever aux aurores en ce jour chômé, on aura pris soin de préparer une grande partie de la recette la veille, elle n’en sera que meilleure. Ces joues de bœuf à la gremolata seront ici accompagnées d’haricots plats et courgettes sautés au sésame ainsi que de rattes du Touquet pour satisfaire les accros de la pomme de terre. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

2 joues de bœuf ; 1 oignon piqué de 2 clous de girofle ; 2 gousses d’ail ; 1 bouquet garni ; 1 cuil à soupe de moutarde ; huile d’olive ; poivre en grains ; gros sel

Pour la gremolata : 50g de chapelure ; 25g de parmesan râpé ; 25g de poudre d’amandes ; le zeste d’un citron bio râpé ; 2 feuilles de sauge ; les feuilles de 4 brins de persil plat

Rouler les joues de bœuf dans le gros sel et laisser reposer 2 heures au moins.

Rincer les joues de bœuf, les déposer dans une marmite, couvrir d’eau et porter à ébullition. Écumer puis baisser à feu doux. Ajouter les graines de poivre, le bouquet garni, l’oignon piqué et les gousses d’ail entières pelées. Cuire à couvert pendant 1h45. Après refroidissement, réserver le tout au réfrigérateur pour une nuit.

Préparer la gremolata. Laver et sécher la sauge et le persil puis les couper grossièrement. Mixer ensuite tous les ingrédients de la gremolata ensemble.

Préchauffer le grill du four.

Ôter les joues de bœuf du bouillon, les couper en tranches épaisses puis les disposer sur la lèche-frite tapissée de papier cuisson. Badigeonner chaque tranche de moutarde, les arroser d’un filet d’huile d’olive et recouvrir chacune de gremolata.

Réchauffer le bouillon et le filtrer. Réserver.

Glisser le plat sous le grill et dorer la gremolata.

Servir aussitôt les joues de bœuf accompagnées de légumes de saison en présentant le bouillon à part. Celui-ci arrosera les légumes.

Bon appétit !

Mousse de fraises

Des associations de goût qui ne plaisent qu’à nous et qui surprennent nos compagnons de table, nous en avons tous. Elles sont plus ou moins inavouables, selon que l’on assume ou pas. Du gruyère ou du camembert coupé en petits morceaux dans le yaourt à la fraise, des sandwiches de saucisson à la confiture, du jus d’orange au sirop d’orgeat,…

Une de mes bizarreries ? Les biscuits à la cuillère trempés dans l’eau. J’en mangerai des dizaines. Personne n’y voit d’intérêt gustatif, sauf moi, bien sûr. Cette fois-là, j’en avais épargné quelques-uns. Ils ont fait un délicieux lits à ma mousse de fraises. Allez hop, en cuisine !

Pour 6 personnes, il vous faut :

250g de fraises ; 50g de sucre en poudre; 200ml de crème liquide entière ; 6g de gélatine

Faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide.

Laver et équeuter les fraises. En réserver une par contenant de service. Déposer les autres fraises coupées en deux dans une casserole avec le sucre en poudre. cuire sur feu moyen pendant quelques minutes, jusqu’à ce qu’elles soient tout juste ramollies. Les mixer puis les passer au chinois pour obtenir un coulis lisse. Essorer les feuilles de gélatine et les incorporer au coulis. Bien mélanger jusqu’à ce qu’elles soient complètement dissoutes.

Verser la crème liquide dans un saladier, idéalement en inox. Le placer dans le congélateur pendant 10 minutes puis monter la crème en chantilly.

Avec une spatule, mélanger délicatement le coulis à la crème montée jusqu’à obtenir un mélange homogène. Verser dans les verrines et réserver au réfrigérateur au moins 8h.

Au moment de servir, couper les fraises réservées en quatre puis les repartir sur la mousse.

Bon appétit !

Gateau moelleux aux pignons

La saison des pique-niques est officiellement ouverte. Les beaux jours sont là et, d’habitude, on commence à envahir parcs, abords de plans d’eau, et clairières pour déjeuner au grand air. Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas sortir de chez nous qu’on est obligé de mettre la table bien gentiment à tous les repas. Qu’on ait un jardin, un balcon, ou aucun des deux, laissons tomber pour une fois les assiettes, les chaises et les tables. Pique-niquons ! À vos sandwiches, salades de pâtes, cakes et gâteaux qui se mangent avec les doigts.

Ce gâteau moelleux aux pignons sera transporté dans notre jardin pour un déjeuner sur l’herbe. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 à 6 personnes, il vous faut :

95g de sucre en poudre ; 80g de beurre pommade ; 65g de poudre d’amandes ; 2 œufs ; 25g de farine ; 1 pincée de sel ; 15ml d’armagnac ; 20g de pignons de pin

Préchauffer le four à 180*C.

Dans un grand bol, mélanger le sucre et le beurre pommade puis ajouter la poudre d’amandes. Incorporer un un les œufs tempérés.

Ajouter la farine, le sel et l’armagnac. Verser cet appareil dans un moule et disposer les pignons de pin sur le dessus.

Enfourner et faire cuire 20 minutes.

Bon appétit !

Osso-buco à la tomate

Décliner, varier, accommoder. Ouvrir le réfrigérateur, le garde-manger et le congélateur et trouver l’inspiration. Un coup d’œil sur les blogs pour confirmer et on déniche la petite merveille qui bousculera notre routine.

J’avais coutume de préparer l’osso-buco traditionnel ou aux agrumes comme ma mère. La version à la tomate est un régal. Merci à Edda Onorato, du blog Un déjeuner de soleil pour ses délicieuses recettes, dont celle-ci.

Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

4 tranches de jarret de veau ; 300g de tomates concassées ; 60g de beurre ; 1 oignon jaune ; 1 cuil à soupe de farine ; 1 verre de vin blanc sec ; sel, poivre

Pour la gremolata : 1 petite gousse d’ail ; les feuilles d’une demie botte de persil ; 1 citron non traité ; sel, poivre

Éplucher et émincer l’oignon. Piquer les bords des tranches de jarret et les saupoudrer de farine.

Dans une grande poêle, faire fondre le beurre et faire dorer la viande de deux côtés. Réserver.

Dans la même poêle, faire revenir l’oignon émincé à feu moyen jusqu’à ce qu’ils soient fondants, rajouter alors la viande et le vin blanc. laisser évaporer puis saler légèrement.

Ajouter les tomates concassées, mélanger. Couvrir et laisser mijoter à feu doux 1h à 1h30. En fin de cuisson, saler et poivrer.

Préparer la gremolata : hacher très finement l’ail et les feuilles de persil préalablement lavées et séchées. Ajouter le zeste de citron et 1 cuillère à soupe de jus. Parsemer chaque morceau de viande de gremolata et cuire encore 5 minutes.

Bon appétit !

Merveilles de Pierre Perret

Ma mère a parmi ses livres de cuisine le Petit Perret illustré. Dès lors que je fus en âge de cuisiner seule, ou presque, je feuilletais souvent les pages couleur crème bordées de marron de cet ouvrage, m’étant même lancée dans la préparation de quelques unes d’entre elles. La recette des escargots aux orties m’a toujours attirée sans que je ne l’ai encore réalisée. Celles de « merveilles de son pays » restait elle aussi en attente. Jusqu’à ce jour.

Ces merveilles sont différentes des oreillettes préparées par ma grand-mère dont le souvenir m’émeut toujours mais elles ne sont pas si éloignées que ça. La prochaine fois, je vous en ferai part.

Direction de là pays de Pierre Perret. Allez hop, en cuisine !

Pour 8 personnes, il vous faut :

500g de farine ; 5 œufs ; 100g de beurre ou huile neutre ou saindoux, ou 50g de chaque ; 1/2 sachet de levure chimique ; 1 zeste de citron ou 1 cuil à soupe de rhum, ou les deux ; 1 pincée de sel ; sucre glace ; huile de friture

Mélanger les ingrédients, hormis la levure, dans un saladier. Travailler la pâte au moins 5 minutes, la « taper » sur la table, la malaxer, jusqu’à ce qu’elle devienne lisse et homogène. Incorporer la levure afin d’étaler la pâte une dernière fois au rouleau sur un plan de travail fariné, jusqu’à obtenir une épaisseur de 5 millimètres.

Chauffer l’huile de friture.

Découper la pâte en rectangles d’environ 5 cm de long sur 2 ou 3 de large. Les plonger par 1, 2 ou 3 dans l’huile de friture. Une fois bien blondes et dorées, les sortir avec une écumoire et les égoutter sur du papier absorbant.

Les saupoudrer de sucre glace.

Bon appétit !

Filet mignon de porc sauce moutarde

La journée a mal commencé. Réveil difficile, un pied ou un genou qu’on cogne, café trop chaud ou renversé, une chemise tachée, un froid de canard. Les réjouissances continuent au boulot où rien ne se déroule comme on voudrait. On n’avait qu’une envie, rentrer chez soi, prendre une douche chaude et manger un bon plat. Seulement voilà, avec une journée pareille, pas vraiment envie de passer du temps à cuisiner mais quand même besoin de réconfort. Quinze petites minutes suffiront. Allez hop, en cuisine !

Pour 4 personnes, il vous faut :

1 filet mignon de porc ; 1 oignon jaune ; 2 gousses d’ail ; 3 cuil à café de moutarde ; 4 cuil à café de crème fraîche ; 6 brins de thym frais ; poivre ; huile de tournesol

Couper le filet mignon en 8 morceaux. Éplucher et émincer l’oignon et l’ail. Laver le thym.

Dans une cocotte, faire revenir les morceaux de filet mignon dans une cuillère à soupe d’huile. Les réserver.

Dans la même cocotte, faire colorer l’oignon et les gousses d’ail émincées.

Mélanger dans un bol la moutarde, la crème fraîche, les feuilles de thym et le poivre.

Lorsqu’oignon et ail deviennent fondants, remettre les morceaux de filet mignon dans la cocotte. Napper de sauce moutarde et bien mélanger. Continuer la cuisson à feu doux une ou deux minutes en remuant sans cesse.

Bon appétit !

Madeleines à la brandade de morue

Les invitations sont lancées et acceptées, on fait un petit apéro dînatoire entre copains ce week-end. Oui mais voilà, le temps n’est pas au beau fixe – cela j’entends une combinaison de pluie, de vent et de froid – et on n’a pas, mais alors pas envie du tout de sortir se réapprovisionner en victuailles. Donc, plan vidage de réfrigérateur et de placard. Quelques idées naissent de petits champignons farcis, de soupe de queue de champignons à l’huile de noisette et de verrines de brandade de morue. Une idée en chassant une autre après un petit tour sur la toile, les verrines se transforment finalement en madeleines.

Allez hop, en cuisine !

Pour une douzaine de madeleines, il vous faut :

250g de brandade de morue ; 3 œufs ; 100g de farine ; 1/2 sachet de levure chimique ; le zeste d’un citron bio ; 25g d’emmental ; 6 olives noires ; quelques grains de poivre vert (à défaut, du poivre noir) ; beurre pour le moule

Préchauffer le four à 180*C. Beurrer un moule à madeleines.

Dans une jatte, travailler la brandade de morue et les œufs à la fourchette jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Incorporer la farine et la levure tamisées en mélangeant toujours à la fourchette. Laver le citron, en râper le zeste. Râper également l’emmental. Les ajouter à la pâte à madeleines.

Remplir chaque empreinte à madeleines au trois quart. Couper les olives en deux, déposer une demie olive sur chaque madeleine. Enfourner pendant 20 minutes.

Bon appétit !